Nirina R.
15 Mai 2004
L'épisode SECES suite et pas encore la fin. Le Syndicat des Enseignants Chercheurs de l'Enseignement Supérieur n'arrête pas de se faire entendre et d'attirer l'attention sur sa revendication portant sur l'adoption des décrets d'application du statut particulier de ses membres.
Aussi, les lundi 17 et mardi 18 mai prochains, la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) fermera-t-elle, à son tour, ses portes. Une « faculté morte » qui a été décidée hier, suite aux synthèses du Conseil National du SECES qui s'est tenu les 11 et 12 mai derniers. L'arrêt des cours et de l'enseignement va continuer et perdurer alors qu'au-delà de la date fixée, un retour à la normale a été annoncé. Et l'espoir subsiste que ce ne soit pas indéfiniment !
Quelle cause ?
La sous section FLSH fait donc appel aux vacataires et aux étudiants pour ne pas se présenter sur les lieux en ces dates. Veut-elle par cette incitation associer ces derniers à sa cause? Ou, est-ce un moyen de les faire adhérer à sa revendication en s'assurant que les locaux soient effectivement vides et qu'aucun cours ne soit dispensé, pour que la faculté ait vraiment l'air inoccupé? D'aucuns ne sauraient répondre, sauf les enseignants chercheurs eux-mêmes. Du côté des étudiants, principales victimes de la situation, ceux qui ne sont pas dupes et qui commencent à en avoir ras le bol des grèves, des questions se posent. Et si c'étaient les étudiants qui revendiquaient pour leurs bourses d'études ou leurs conditions sociales, en appelaient au SECES, les enseignants répondraient-ils présents à leur appel ?
Dans les règles
C'est ce qui fait dire à certains d'entre eux qu'ils sont encore manipulés. Auparavant, les politiciens s'y sont donnés à coeur joie, et maintenant les enseignants y mettent du leur. Si le SECES reconnaît que des efforts ont été entrepris par l'autorité publique pour trouver les solutions adéquates, la justification de cette pression soulève de c e fait des doutes. Il tarde que l'année reprenne son cours, et que le cursus soit dispensé dans les règles pour éviter que les universitaires ne grossissent les rangs des chômeurs.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2004 Midi Madagasikara. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.