Fara Diaw
15 Mai 2004
C'est un bel exemple de recherche de solutions alternatives dans un esprit de solidarité empreint que le Professeur Papa Salif Sow, chef de service de la clinique « Iba Diop Mar » des Maladies Infectieuses du centre hospitalier de Fann (CHN) et le personnel des services de cette clinique sont en train de donner aux autres structures, dans l'amélioration des soins aux malades.
Le Pr P. Salif Sow a lancé, il y a près de trois mois, une opération de production de légumes par l'utilisation de tables de micro-jardinage qui ne nécessite que peu d'eau. Le projet qui avait germé dans la tête de ce professeur également médecin militaire a porté ses fruits, ou plus exactement ses légumes.
Le microjardin que du monde a visité ces derniers temps, attiré par les échos de sa modeste réussite, permet d'améliorer sur le plan nutritionnel, l'état général des malades de cette clinique de référence nationale qui abrite 56 lits.
« Nous avions jugé nécessaire de faire quelque chose pour soutenir les malades au-delà des soins médicaux. C'est ainsi que nous avions sur pied, une unité de diététique dirigée par le professeur Bernard Diop, chef de service dans la même clinique, où sont soignés des malades qui sont parfois très loin de leurs domiciles et très affaiblis pour la plupart ».
«Nous avions préparé donc des tables spéciales de microjardinage pour servir également de pépinière mais aussi des carrés. Le tout dans la cour intérieure séparant les cliniques des maladies infectieuses et la pneumologie », nous a confié le Pr Papa Salif Sow, qui me présentait son expérience en compagnie d'une visiteuse de marque, un professeur de l'école de Médecine, Keck de l'université de Californie du Sud, Mme Andrea Kovacs et de M. Alexandre Rideau, directeur du projet de «Réseau Africain d'éducation pour la Santé» (RAES).
Grâce à ce microjardinage qui produit des carottes, des haricots, de la salade, des betteraves, des aubergines, des aromates végétaux dont des feuilles de menthe, des piments, des navets et d'autres légumes entrant dans les plats africains, l'unité de diététique offre chaque matin, vers dix heures, une soupe ou un préparation africaine très riches en micronutriments.
«Tous les malades ainsi que leurs accompagnants approuvent cette initiative, qui se fait parallèlement aux repas prodigués à l'hôpital et qui ont eux-mêmes été améliorés depuis quelques mois», nous a indiqué le Pr Sow.
«Il arrive que les malades eux-mêmes manifestent un peu bruyamment si le repas tarde», a ajouté, avec le sourire, le Pr Sow, qui a précisé que les cultures se font sans apport de produits chimiques.
«Tout est naturel et c'est mieux pour les malades», a-t-il dit. En d'autres termes, tout est « bio » En tout cas c'est une initiative que devraient imiter d'autres hôpitaux ou centres de santé au bénéfice des malades.
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