S.h.
15 Mai 2004
Les nouvelles technologies touchent désormais tous les domaines. Récemment, c'est l'examen du Code de la route qui vient de passer à l'ère informatique.
Le projet, annoncé l'an dernier, a débuté le 12 avril 2004 à Zaghouan, le 12 et le 19 du même mois, c'était au tour de Nabeul et Siliana d'adopter la nouvelle formule, alors que Béja et Tataouine ont rejoint le modèle de passage du Code de la route par ordinateur le 3 et le 10 mai.
Donc, cinq centres d'examen sur un total de 27 sont en train de remplacer leurs «diapositives» et autres «planches» par des ordinateurs. Le Grand-Tunis entamera probablement le nouveau système durant le mois de juin et avec la fin de cette année 2004, tous les centres adopteraient les nouvelles techniques d'examen.
Les premières statistiques faites par l'Agence technique des transports terrestres (ATTT) indiquent que la moyenne du taux de réussite à l'examen du Code de la route par ordinateur est de 43,25 %. Pour M. Ridha Bounab, ingénieur informaticien à l'ATTT et concepteur du projet, ce taux est encourageant puisque l'expérience est à ses débuts, sachant que la moyenne annuelle du taux de réussite dans toute la République en 2003 était de 44,47%.
M. Bounab a ajouté, en ce qui concerne les analphabètes, qu'il n'y a aucune difficulté puisque le candidat écoute une bande son et utilise seulement trois touches alors que le reste du clavier est bloqué. La polémique qui avait accompagné l'annonce du projet est donc sans fondement.
La nouvelle technique permettrait d'éviter la fraude puisqu'il s'agit d'un examen «personnel», et le candidat est donc obligé de bien se préparer car le voisin, qui a un examen différent, ne lui est d'aucune aide. Par conséquent, une bonne formation en Code de la route constitue 50% du permis de conduire, ce qui facilite la tâche du moniteur.
M. Ridha Bounab souligne, comme certains moniteurs l'ont déjà fait, que la difficulté majeure reste liée à la réflexion du candidat. Ce dernier a encore des craintes à l'idée de passer un examen de Code de la route face à un ordinateur. C'est un problème d'ordre psychologique.
Les formateurs, de leur côté, saluent cette expérience qui permet au secteur d'adopter le modernisme, mais ils soulignent l'absence d'un support adapté aux nouvelles normes de formation des candidats. Pour eux, le Code de la route, publié en livre de poche, ne correspond plus aux nouvelles technologies.
Le candidat a besoin de préparer l'épreuve dans les mêmes conditions de l'examen, alors qu'actuellement, il ne découvre la nouvelle méthode que quelques minutes avant l'examen, ce qui accentue son trac.
Du côté de l'ATTT, on affirme que cette expérience, qui est encore à ses débuts, a besoin des avis des formateurs pour pouvoir apporter les correctifs au projet en faveur du domaine des transports terrestres.
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