Quelques centaines de désoeuvrés et miliciens regroupés au sein des «jeunes patriotes», une organisation entretenue par la Présidence de la République ont assailli, hier jeudi 10 juin, l'entrée du 43e BIMa pour demander le départ des soldats de la force Licorne et des Nations Unies de la Côte d'Ivoire.
La manifestation qui s'est déroulée dans le calme a été, comme à l'accoutumée une véritable foire aux injures à l'endroit de ces forces impartiales que «le général» Blé Goudé et sa clique ont accusées de tous les péchés d'Israël.
Comme première mesure, Blé Goudé a demandé à ces différentes forces d'interposition et de maintien de la paix de ne plus circuler dans le pays. Cette disposition, a rappelé l'éternel étudiant, est valable jusqu'au retour du Président Laurent Gbagbo, actuellement en visite privée au pays de l'Oncle Sam. Pour lui, cela ne fait l'objet d'aucun doute, les forces neutres ont aujourd'hui pris fait et cause pour les ex-rebelles à qui elles accordent toute sorte de soutien plutôt que de procéder à leur désarmement.
En attendant donc des «explication» sur l'incident de Gohitafla, les «jeunes patriotes» qui ont annoncé la tenue d'un meeting samedi dans cette localité ont une fois encore proféré des menaces de mort à leur égard. Comme les «jeunes patriotes» ont su bien le faire, au lendemain des événements de Gohitafla, ils ont promis de mettre à exécution un autre plan de leurs manifestations terroristes à l'endroit des Occidentaux. Comme pour dire que l'opération «A chaque Ivoirien son petit Français» dans les jours à venir va se multiplier. Ce, jusqu'à ce que la France et les Nations Unies plient l'échine.
Notons pour terminer qu'un impressionnant dispositif policier avait été déployé sur place tôt le matin pour éviter les débordements violents constatés lors des précédents rassemblements. Même si cette fois les partisans de Gbagbo n'ont pas eu à s'en prendre physiquement aux "Blancs", ils ont rivalisé dans l'intimidation et autres menaces verbales.

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