19 Juin 2004
Les échoppes poussent comme des champignons à la cité universitaire. Les vendeurs se frottent surtout les mains en période de rentrée universitaire. Et comme l'essentiel de la clientèle est constituée d'étudiants, les commerçants commencent déjà à broyer du noir à l'approche de la fermeture des amphithéâtres.
Etabli, depuis trois ans, sur la route menant aux facultés dénommée couloir de la mort, Belly Dieng s'est lancé dans le commerce de fournitures scolaires après la fin de son contrat de gardiennage avec le Coud. Aujourd'hui, le Podorois ne regrette pas d'avoir choisi de s'installer sur le "couloir de la mort". Ses affaires marchent comme sur des roulettes. "Nos prix sont abordables. Et comme il y a une sorte de complicité entre vendeurs et étudiants, nous ne pouvons qu'afficher des prix à la portée de leur bourse", souligne Belly Dieng.
En période de rentrée universitaire, ses recettes journalières tournent autour de 50 000 francs Cfa. "Actuellement, avec l'approche de la fermeture de l'université, nous ne sommes là que pour joindre les deux bouts. Avoir quoi se payer la nourriture et le prix du transport. Les recettes journalières se chiffrent aujourd'hui entre 2 000 et 15 000 F", souligne Belly Dieng.
A l'intérieur du campus social, les boutiques apparaissent comme des pavillons. La musique distillée par une radio Fm de la place berce les vendeurs et les acheteurs. Gérant du Copy Center, spécialisé dans la photocopie, la reliure et la plastification de documents, cet ancien étudiant en histoire ne se plaint pas. "On remercie le Bon Dieu. La clientèle vient chaque jour louer nos services. Je ne regrette pas aujourd'hui de m'être lancé dans ce genre d'activités qui me permet de gagner honnêtement ma vie", se réjouit Boubacar. Installé depuis un an près du pavillon F, l'ancien étudiant en histoire a obtenu un financement grâce à un concours d'un frère établi en France. "C'est pourquoi, explique-t-il, je suis obligé de réussir pour ne pas décevoir."
La fin de l'année universitaire est propice pour faire de la promotion. "Nos tarifs sont des tarifs promotionnels. Nous faisons en quelque sorte un cadeau de fin d'année à nos amis étudiants", souligne Boubs. La photocopie de document est taxée à 15 F Cfa la page, la reliure à 200 F. "En période de rentrée, la reliure est faite à 300 F selon le volume du papier", précise-t-il.
Le paiement des bourses constitue aussi un moment de vache grasse pour ces vendeurs. "Les étudiants sont obligés de s'habiller correctement. Pour cela, ils ne lésinent pas sur les moyens, surtout quand ils reçoivent leur bourse. Le personnel du Coud achètent peu alors que les étudiants ne se font pas de souci pour se payer des habits neufs ou des chaussures de classe", fait savoir Mlle Oumou Diaw, commerçante établie en face du service médical du Coud. Les
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