B. M. Ndiaye
22 Juin 2004
Il est devenu expert à « Hunger Project », qui appuie, dans les zones rurales, le processus du développement communautaire dans plusieurs activités avec des épicentres implantées dans différentes localités. Le virus du travail de la terre l'a atteint depuis 1990, lorsqu'il était étudiant sans bourse, s'est-il rappelé, au cours de la visite effectuée dans sa parcelle par le ministre de l'Agriculture et de l'Elevage Habib Sy. Pour subvenir, à cette époque, aux charges afférentes à leurs études, lui et onze autres étudiants se trouvant dans la même situation ont constitué une association dénommée « Les étudiant maraîchers ». C'était avec l'aval et l'appui de l'ancien Recteur Amadou Lamine Ndiaye, qui leur avait octroyé une parcelle de 1ha 50 dans une partie du vaste périmètre du campus de Sanar.
Comme redevance, il devait payer à l'UGB l'eau utilisée pour l'arrosage des cultures à partir du réseau hydraulique de l'université, après la vente des récoltes. « Au commencement, explique Moustapha Diop, nous avons produit des légumes comme le gombo, la salade, le piment, les tomates et autres cultures maraîchers dont les récoltes étaient vendues sur marché local par des femmes, des jeunes du village de Sanar, que nous avions associées à notre projet ».
Depuis lors, le virus l'a piqué, pour ne plus le quitter. Sur financement du Fonds National de Promotion de la Jeunesse (FNPJ) dont l'administrateur Wally Fall est un de ses promotionnaires à l'UGB, il va se lancer dans la culture par le biais du système du goutte-à-goutte. Cela pour répondre favorablement à l'appel lancé par le président de la République Me Abdoulaye Wade, en vue de la reconstitution du capital semencier d'arachide. Il a plongé sans hésiter pour réussir un pari constaté de visu, lors de la visite de sa parcelle.
Son travail remarquable a été cité en exemple par le ministre Habib Sy. Il est un pionnier modèle d'insertion des étudiants dans l'agriculture, après les études. Le ministre a salué un autre exemple, celui d'un expatrié espagnol Néro Cabello, qui a exploité 10 ha de semences d'arachide à Savoigne et dont les premières récoltes ont commencé. Cela devrait pousser de nombreux autres investisseurs étrangers dans la nouvelle politique agricole initiée par le gouvernement de l'Alternance. Avec la disposition de matériels agricoles suffisants et subventionnés à des prix jamais égalés dans notre pays.
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