« Nous avons fait d'excellents progrès dans ce que nous avons entrepris pour connecter Madagascar au continent africain par le biais d'une connexion internationale par câble ».
C'est ce qu'a déclaré hier le ministre des Télécommunications, des Postes et de la Communication Clermont Gervais Mahazaka en introduisant la conférence de presse donnée au Colbert par le Consortium américain IDC qui, dans ses études, a estimé que le coût de l'installation pour rendre le système des télécommunications par fibres optiques à Madagascar et connecter le pays avec le reste du monde est de 38 millions de dollars.
Un financement à trouver par le Consortium IDC lui-même puisque dans son mandat, ce groupe américain s'est engagé à la fois, à étudier la faisabilité de ce grand projet et à en trouver le financement. Par ailleurs, le Consortium IDC, composé de 5 compagnies américaines et sud-africaines (International Development Corporation, David Ross Group Inc, Projects International, S.B. Constanzos et Solidius Trading) aura également à trouver, une fois le système de connexion internationale installé, entre 15 et 21 millions de dollars US en plus, requis pour financer l'exploitation du câble sous-marin. Il a été annoncé hier que le financement se présentera sous forme de fonds propres et d'obligations venant d'un ensemble de compagnies privées travaillant à Madagascar et d'institutions financières internationales, y compris des banques pour le développement dont les intérêts incluent le développement d'une infrastructure en Afrique australe.
Phase avancée
Ce projet d'installation de câble de fibres optiques entre donc dans une phase avancée. Les premiers travaux ont débuté en janvier 2004 quand le gouvernement malgache a chargé IDC de commencer les études. Des études qui ont débouché par la proposition d'une connexion internationale reliant Toliara et Mtuzini en Afrique du Sud. Une proposition qui a reçu l'aval du gouvernement. Maintenant, le groupe IDC va entrer dans une autre phase du projet, à savoir la recherche du financement et le début des travaux sur terrain.
Prévu d'être opérationnel en fin 2005, le projet de câble de fibres optiques sous-marines a entre autres objectifs de préparer et d'exécuter un plan pour développer un système qui permet de connecter Madagascar au reste du monde. Le projet donnera au pays un système de communication fort et fiable et qui donnera d'importants bénéfices à l'économie malgache dans son ensemble en stimulant l'investissement et la croissance économique, en soutenant des communications internationales plus fiables et en proposant des prix concurrentiels pour la connectivité internationale. Les coûts des télécommunications par fibres optiques sont largement inférieurs à ceux du système par satellite « Mais cela ne veut pas dire que les satellites vont disparaître car ils seront encore utilisés », a expliqué Volderamas Kanchas, un haut responsable de l'IDC.
En ce qui concerne Telma, elle pourra être partie prenante dans l'exploitation de système. « Nous sommes convaincus de trouver un bon système de coopération », a affirmé Volderamas Kanchas. En attendant ces éventuels arrangements, ce projet qui révolutionnera les télécommunications à Madagascar a les faveurs du milieu économique.

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