Publié Par Moussa El-Hadji Mama
6 Juillet 2004
Après trois journées comptant pour les éliminatoires couplées Mondial/Can2006, les Ecureuils du Bénin ont visiblement le dos au mur avec à leur compteur deux points et un goal différentiel -2. Ils sont les mal lotis devant le Soudan en occupant la 5ème position dans le classement provisoire. Un parcours largement mitigé suite aux deux matches nuls à domicile (1-1 face au Soudan ; 3-3 face aux Pharaons d'Egypte) et une défaite à l'extérieur face aux Lions Indomptables du Cameroun.
Pour le compte de la quatrième journée, les Ecureuils seront l'hôte à jouer du Onze libyen à Tripoli le 4 septembre 2004. Une sortie qui mérite tous les soins et une préparation minutieuse dans un contexte où les Ecureuils traversent actuellement une malheureuse situation à tous les niveaux. De l'encadrement technique à l'ossature même de l'effectif en passant par la gestion administrative des responsables à la Fédération béninoise de football, il y a lieu de prendre toutes les dispositions nécessaires, pratiques et efficacement opérationnelles afin de garantir une qualification certaine.
Pour ce qui est de l'encadrement technique, le constat montre aujourd'hui que la contre performance des Ecureuils après trois journées de compétition est essentiellement dû au manque d'appréciation et de choix tactique approprié qui s'impose pour gérer la situation et maintenir le cap à un moment donné du jeu. C'est dire qu'il est essentiellement question de mettre en place un staff technique efficace. Il ne fait l'ombre d'aucun doute que les Ecureuils de Bénin sont en manque d'un encadrement technique qui doit avoir toutes les aptitudes, la compétence et les ressources nécessaires pour conduire des joueurs en mal d'expérience, de boussole et de condition physique acceptable. Aujourd'hui, une réflexion doit être menée dans ce sens avant l'expédition libyenne qui s'annonce incendiaire si rien n'est fait. Car il est grand temps de faire dos à l'improvisation qui règne en maître au niveau du staff technique de la sélection nationale. Les responsables de la Fédération béninoise de football doivent donner la chance à l'encadrement technique de visualiser les matches des Libyens lorsqu'on sait que cette équipe est entièrement inconnue de Ecureuils. Ce sera un plus.
En ce qui concerne l'effectif de l'équipe nationale, force est de constater que le virus de la dislocation qui nous a contaminé depuis la dernière Coupe des Nations Tunisie 2004 continue de faire des ravages en emportant des joueurs. Plusieurs joueurs ont tourné dos aujourd'hui la sélection et rien ne se fait pour arrêter la saignée. La conséquence est que l'effectif des Ecureuils n'est plus ce qu'il était avant l'avènement de Tunisie. A un moment où on enregistre des défections, un effort doit être fait pour étoffer d'avantage la troupe qui du reste est dénoyauté. En effet, le manque d'un véritable noyau de la sélection nationale affecte dangereusement la cohésion, les automatismes et la gestion du jeu dans le temps réglementaire.
L'autre volet non moins important est l'organisation de la préparation proprement dite en prélude aux différentes rencontres. Pour des joueurs qui n'ont aucun championnat crédible, il est inconcevable de continuer par les regrouper pour quelques jours de séances de mise aux verts en commun pour leur faire livrer des matches de cette envergure. De ce fait, il est opportun que l'encadrement technique change la manière d'organiser et de préparer les matches à défaut de livrer des rencontres amicales internationales auxquelles il est amer de constater que tous les joueurs ne participent pas. Du reste de grands changements doivent s'opérer pour mettre les pendules à l'heure et pouvoir sauver les meubles après trois journées des éliminatoires sans gloire.
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