Ziad Abdelhadi
14 Juillet 2004
Terminée dans les régions du sud du pays, en voie d'achèvement à l'ouest et toujours en cours à l'est, la campagne moisson-battage de cette année, malgré un retard de dix jours, s'annonce presque similaire à celle de l'année dernière en termes de récolte.
Si la campagne 2002-2003 a été exceptionnelle en volume récolté -42 millions de quintaux (q)- celle de cette année accusera cependant une légère baisse en quantité selon le département production végétale du ministère de l'Agriculture qui estime le total de la récolte à 40 millions q. «Une différence due à trois facteurs : la forte pluviosité enregistrée en juin dernier, les incendies qui ont anéanti des champs entiers de céréales et, troisième aléa, l'apparition de la maladie de la rouille jaune dans plusieurs endroits du pays», nous dira M. Oussabah, directeur du département.«Un report de 10 jours s'est imposé après les pluies exceptionnelles qui se sont abattues le mois dernier», ajoutera ce responsable, expliquant les raisons du retard dans le lancement de la campagne. Et pour preuve, la wilaya de Bordj Bou Arréridj a enregistré 88 mm de pluie en juin alors qu'elle n'en a reçu à la même période de l'année 2003 que 54 mm. De même pour les wilayas d'Oum El Bouaghi : 87 mm (juin 2004) contre 21 mm en juin 2003 ; Tébessa : 93 mm (2004) contre 10 mm (2003) et enfin Souk Ahras : 73 mm (juin 2004) et 4 mm (2003).
Ces pluies sont à l'origine du retard de la maturation des épis, ajoutera notre interlocuteur.Au 11 juillet 2004, les services de la protection des végétaux, qui sont destinataires de rapports journaliers sur l'évolution de la campagne moisson-battage, ont comptabilisé, sur une superficie de 1 200 000 hectares cultivés, toutes céréales confondues, une récolte de 14 150 000 q, soit un rendement moyen de 12 q à l'hectare. Comme nous l'avons souligné plus haut, la campagne étant terminée au sud et en voie d'achèvement à l'ouest, il faut attendre encore que la campagne s'achève à l'est du pays pour être fixé sur le chiffre définitif de la récolte tout en sachant que c'est dans cette partie du pays que l'on enregistre les meilleurs rendements à l'hectare. Des rendements qui, somme toute, sont encore assez faibles si on les compare à ceux réalisés chez nos voisins tunisien et marocain qui arrivent à dépasser les 30 q à l'hectare alors que nous tournons encore autour des 14 q quand il est question d'une bonne année.
A de rares exceptions, on atteint les 30 à 40 quintaux à l'hectare dans des régions du pays connues pour leur vocation céréalière. Ces résultats intéressants sont dus à la stricte application des itinéraires techniques par les agriculteurs versés dans la céréaliculture. Des techniques appelées à être mieux vulgarisées si l'on veut arriver à baisser le volume important de nos importations en céréales.
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