Constant R. Sabang
21 Juillet 2004
Depuis près de deux ans, des échos nous parviennent de Chine. Plus précisément de Beijing, ville où Afriland First Bank a ouvert tout récemment une représentation.
Selon ses promoteurs, la banque camerounaise sert pour l'heure de courroie entre les opérateurs économiques chinois et camerounais, voire africains. La philosophie qui soutend cette démarche est simple : " faire connaître la Chine aux Camerounais et le Cameroun, par conséquent l'Afrique, aux Chinois tout en suscitant un courant d'affaires entre les deux pays, avec l'intermédiation de la First Bank ". De l'avis des responsables de cet établissement financier créé en 1997 sous le nom de Caisse commune d'épargne et d'investissement (Ccei), il s'agit de l'aboutissement de quinze ans de progression et d'innovation.
Le bureau de Beijing, c'est l'une des quatorze représentations de la banque, disséminées à travers le monde, et dont dont les plus prestigieuses sont celles de Yaoundé, de la Guinée Equatoriale (Ccei Bank), de de Sao - Tome et Principe, mais aussi la République du Congo... En Europe, Afriland est aussi présente. A Paris notamment. Sans parler du réseau de correspondants et de partenaires essaimés aux quatre coins de la planète. Et tout récemment, celle de Chine. De ce coté de la planète justement, la banque s'investit considérablement dans les domaines de l'agriculture, de l'agro-Industrie, de l'industrie de l'industrie du Bois, de l'équipement, de l'artisanat, de l'organisation des salons et des foires, du tourisme
Opportunités
" Ici, il est particulièrement question d'amener les Chinois à s'intéresser au Cameroun et vice-versa. Pas seulement dans les activités de commerce, mais aussi et surtout dans le cadre d'un transfert de technologie " apprend-t-on des services proches de la direction générale de Yaoundé. Ce qui explique probablement pourquoi, durant un récent séjour au Cameroun, une mission chinoise constituée de nombre d'industriels et d'agro-industriels s'est baladée a travers le pays, " question nous dit-on, d'évaluer les besoins [des futurs partenaires] tout en prospectant des opportunités dont pourrait bénéficier la Chine ". Notamment dans le domaine du bois, de l'agriculture, du tourisme, de l'artisanat, le cuir. Ce pays, faut-il le relever représente près du cinquième de la population mondiale. Un marché quasi-illimité. Offrant d'innombrables opportunités d'affaires
C'est probablement parce qu'elle est consciente de ces enjeux que la First Bank, s'est arrogé un rôle de facilitateur. Insistant sur le volet conseil et assistance administrative, les études de marché ou de marketing, la recherche de partenaires techniques et commerciaux. Généralement dans la cadre des joint-ventures. Toute choses qua traduisent des visites organisées entre l'un et l'autre pays. A ce propos, la récente mission conduite par la responsable de l'Agence chinoise a permis surtout " d'explorer les opportunités d'affaires entre les deux pays, ceci afin de jour pleinement son rôle d'intermédiation ". En un peu plus d'un mois, cette mission s'est rendue dans l'arrière-pays. Notamment à Kribi, Limbé, Foumban, Bamenda, et Baham
Des rencontres marquées par des séances de travail avec une trentaine d'opérateurs économiques locaux qui ont pu échanger avec leurs homologues chinois, cinq industriels invités de la banque. Par ailleurs, la mission chinoise de la First Bank a tenu des réunions avec la Mutuelle financière des femmes africaines (Muffa), une institution de micro finance, essentiellement dédiée aux femmes. A l'issue de la rencontre qui regroupait près de 80 femmes, il a été convenu la mise sur pied d'un programme d'initiation à la micro entreprenariat avec des chinois.
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