Wal Fadjri (Dakar)

Sénégal: Atelier sur les droits des enfants : ce que les parlementaires peuvent faire pour l'enfance

24 Juillet 2004


Que valent les droits de l'enfant si les parlementaires n'en sont pas suffisamment imprégnés et convaincus pour voter tout projet de loi ou ratifier toute convention qui veut créer le meilleur des mondes aux enfants ?

Hier, les parlementaires sénégalais et les acteurs du développement à la base tels que l'Unicef et l'Ong Save the Children ont fait une synthèse des travaux de l'atelier sous-régional sur les droits de l'enfants, tenu du 10 au 13 février 2004 à Dakar. Durant cette journée de restitution, les points soulevés ont tourné autour de comment faire pour appliquer les droits de l'enfant. Les parlementaires ont déjà fait un pas dans ce sens en acceptant de subir une formation en vue d'approfondir leurs connaissances sur la Convention des droits de l'enfant (Cde). Ce n'est là qu'une étape puisqu'il est attendu des représentants du peuple qu'ils aient une meilleure compréhension des droits de l'enfant et d'établir un plan d'action pour une promotion des droits de l'enfant et trouver des solutions aux problèmes comme la mendicité des enfants, le droit pour les filles de disposer de leur corps, rendre obligatoire la scolarité de 6 à 16 ans. S'y ajoutent les mesures prises en faveur des enfants, notamment éviter la création des prisons pour enfants, l'harmonisation de l'âge du mariage pour les garçons et les filles, la résolution en priorité de la question de la pauvreté principal handicap pour l'épanouissement des enfants. Il faut aussi décourager la culture de l'assistance source de paresse chez l'enfant qui cultive la mentalité du "je dois toujours tout recevoir".

Les parlementaires doivent travailler à faire ratifier les textes et voter des projets de loi sur l'exploitation et la mutilation sexuelle des enfants. Dans l'adoption du budget, les députés ont le devoir de s'enquérir du budget de l'Etat et de vérifier s'il couvre bien les besoins des enfants. Il doivent également oeuvrer pour la vulgarisation et la sensibilisation des textes. L'atelier a énuméré quelques idées sur les questions concernant les droits des enfants. Il y a la nécessité d'associer la société civile sénégalaise, l'implication des collectivités locales. Afin de mieux parvenir leurs informations, les parlementaires pensent nouer un partenariat avec les radios communautaires et recourir à des supports comme la bande dessinée et tout autre moyen de communication susceptible d'aider à une meilleure vulgarisation et défense des droits de l'enfant. Présente à l'atelier, la directrice de la Famille a, quant à elle, insisté sur la non application des lois comme celle sur la mendicité qui fait l'objet d'un non suivi au Sénégal et sur la vulgarisation des textes en langue nationale pour une meilleure appropriation par les Sénégalais.

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