Le Quotidien Mutations (Yaoundé)

Cameroun: Progression constante : les quatre structures d'enseignement privé recensent de nouveaux établissements

B.l

27 Juillet 2004


Les écoles et collèges privés attirent, par défaut, par soucis de discipline ou par conviction religieuse.

Il existe quatre organes reconnus par le ministère de l'éducation nationale : l'Organisation de l'enseignement privé catholique (Oepc), l'Organisation de l'enseignement privé protestant (Oepp), l'Organisation des établissements scolaires privés islamiques (Oespi) et l'Organisation nationale de l'enseignement privé laïc (Onepl). L'enseignement laïc compte le nombre d'établissements le plus important avec 1254 établissements, surtout urbains (Douala, Yaoundé et Bafoussam), 370.608 élèves et 11.740 enseignants. Pourtant, seuls 1104 établissements sont autorisés, les autres restent clandestins. Ce problème est aussi constaté chez les musulmans. En 2000-2001, pour 153 établissements recensés, seuls 58 étaient reconnus. L'Oespi s'est attelé au problème et aujourd'hui 197 écoles et collèges sont autorisés, pour 212 connus. Les établissements musulmans sont les moins fréquentés avec 30.292 élèves cette année.

L'organisation catholique a constaté 101 créations d'établissements : 1165 en 2003-2004 contre 1064 en 2002-2003. Durant cette même période, les effectifs se sont gonflés de 13.708 élèves (360.440 contre 346.732). La progression de l'enseignement protestant est moindre : 761 établissements en 2003-2004 contre 736 l'année scolaire précédente. L'Oepp les recense principalement en zone rurale. Les chiffres de fréquentation présentent même une relative stagnation : 185.321 élèves cette année contre 184.205 en 2002-2003. L'enseignement protestant est assez atypique compte tenu de la diversité de confession de ces écoles, sept courants religieux divisent ces établissements. Les coûts d'inscription et de scolarité sont très variables dans les établissements privés. " Le prix dépend de la zone, du diocèse " explique l'abbé Jean-Claude Ekobena, secrétaire national de l'Oecp.

À Yaoundé, la famille d'un enfant en étude dans une école catholique doit débourser 25.000 Fcfa par an ; en campagne, cela va de 6.000 à 15.000, voire 5.000 en zone anglophone. Ces coûts sont globalement les mêmes dans l'ensemble des établissements religieux : de 15.000 à 25.000 Fcfa en ville et de 5.000 à 10.000 en campagne.

Dans l'enseignement privé laïc, les prix varient encore beaucoup, selon les villes et les établissements. Joseph Ndi Samba, secrétaire national de l'Onepl, avoue que certains établissements maternels peuvent demander jusqu'à 180.000 francs cfa par an et certains collèges 200.000 Fcfa. Pourtant, l'État a fixé le coût de scolarisation à 12.000 Fcfa au primaire, les établissements privés doivent demander une dérogation pour revoir ce prix à la hausse ou à la baisse.

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