Cameroon Tribune (Yaoundé)

Cameroun: Droit d'auteur : la bonne partition

R. M.

28 Juillet 2004


Le séminaire national clôturé vendredi a prescrit une lutte acharnée contre le piratage.

L'ambiance était à la convivialité et la satisfaction générale vendredi au Palais des Congrès de Yaoundé, lors de la cérémonie de clôture du premier séminaire national sur le droit d'auteur et les droits voisins du droit d'auteur. Après cinq jours de transmission des outils techniques de formation et d'information aux responsables des sociétés de gestion collective, le train mis sur les rails par le ministère de la Culture est entré en gare de manière agréable. Dans une adresse qui était beaucoup plus une envolée artistique que ce qui avait été présenté au départ comme " le mot des séminaristes ", Manu Dibango, président du Conseil d'administration de la Cameroon Music Corporation (CMC), a qualifié de symphonie en " la " majeure, la nouvelle page qui venait de s'écrire en faveur du droit d'auteur au Cameroun. " Pourquoi le " la " ? C'est le " la " qui, en général, donne le ton ", a précisé le géniteur de Soul Makossa. " C'est une partition merveilleuse, une idée séduisante ", va-t-il poursuivre. Manu Dibango s'est félicité de la pertinence des enseignements et des échanges édifiants qui les ponctuaient. Il dira alors que c'est un meilleur éclairage sur les enjeux véritables de la gestion collective du droit d'auteur et des droits voisins du droit d'auteur.

Ces propos se situent dans la même optique que l'allocution du ministre d'Etat chargé de la Culture à l'ouverture de la session de formation le 19 juillet. Selon Ferdinand Léopold Oyono, ce séminaire traduit la volonté d'arrimer le droit d'auteur camerounais aux standards modernes et internationaux. C'est à ce titre que le secrétaire général de la Confédération internationale des sociétés des auteurs compositeurs (CISAC), le Français Eric Baptiste, et le directeur juridique adjoint de la Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) en France, Hubert Tillet, ont été invités pour prendre une part active aux travaux. Un jour nouveau se lève donc en faveur des créateurs des oeuvres de l'esprit. D'entrée de jeu, le ministre d'Etat chargé de la Culture avait annoncé la fin du flou artistique entretenu par quelques acteurs sans foi ni loi. La dynamique a été confirmée dans les recommandations du séminaire.

Liens Pertinents

Entre autres recommandations, le séminaire a prescrit une lutte acharnée contre le phénomène de contrefaçon, cette gangrène qui, selon Venant Meliga, inspecteur des services au ministère de la Culture et coordonnateur des travaux, appauvrit les créateurs des oeuvres de l'esprit. " Nos efforts permanents doivent tendre vers l'éradication de ce fléau, afin que les pirogues des artistes puissent voguer vers le large, vers une terre promise ", a exhorté Manu Dibango.

Be the first to Write a Comment!

Plus de titres sur allAfrica.com

Copyright © 2004 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

AllAfrica - All the Time

SELECT
SELECT

Le top des actualités: Cameroun

Rubriques