Le Quotidien Mutations (Yaoundé)

Cameroun: Les responsables vont en guerre : ils sont désormais mieux outillés pour mieux exercer leurs missions

Dorine Ekwè

28 Juillet 2004


Vendredi, 23 juillet dernier, le hall du palais des Congrès de Yaoundé a des allures d'une cours de recréation. Ici, des séminaristes qu'on distingue aisément grâce aux badges qu'ils arborent, discutent de la dernière actualité.

Un peu plus loin, ce sont les membres d'une société de gestion collective de droit d'auteur qui se concertent. Evaluant par la même occasion les acquis de ces cinq jours passés sur les hauteurs du palais des Congrès à discuter de droit d'auteur, et à débattre, en présence des responsables de la Société d'auteurs compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) et de la Confédération internationale des sociétés d'auteurs compositeurs (Cisac). Lesquels sont venus partager leurs expériences en matière de droit d'auteur et des droits voisins du droit d'auteur avec les Pca et directeurs des quatre sociétés de gestion collective du droit d'auteur au Cameroun.

Parmi celles-ci, la Socidrap pour les photographes et les cinéastes, la Sociladra qui regroupe les littéraires et les dramaturges, la Cmc qui a en son sein les musiciens et la Socadap qui compte plasticiens et graphistes. En ce jour de clôture du premier séminaire national sur la gestion collective du droit d'auteur et des droits voisins, l'espoir se lit sur les visages. Espoir de ce que, désormais, à la faveur des enseignements reçus tout au long de la semaine, chacun saura où commencent ses prérogatives, et où elles s'arrêtent. Et que, à l'avenir, la gestion collective du droit d'auteur et des droits voisins du droit d'auteur ne souffrira plus de ces énormes lacunes comme cela a souvent été le cas par le passé. La plupart des Pca et autres directeurs n'ayant pas ou presque, jamais eu à travailler dans ce domaine. La rencontre du palais des Congrès ne pouvant décemment pas représenter l'unique moment de formation et d'informations, des membres des différentes sociétés, il est annoncé, autant que faire se pourra, des sessions de formations en Europe.

Ceci pour permettre aux uns et aux autres de se rendre compte de la manière de travailler des organismes de gestion dans d'autres pays. La pratique étant plus importante que la théorie. En plus de savoir comment travaillent les organismes étrangers de gestion du droit d'auteur, l'occasion a également été donnée aux membres des différentes sociétés de gestion, l'occasion d'évaluer les méthodes de travail, de perception, et de répartition du droit d'auteur dans les sociétés voisines. Dans le but de donner plus de poids à cette session de formation et d'information organisée par le ministère de la Culture en collaboration avec l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi), les formateurs se sont également intéressés aux différents problèmes qui freinent la perception des droits, avec comme corollaire la baisse des droits des artistes. Parmi ces problèmes, vient en premier lieu celui de la piraterie qui, bien qu'à des niveaux différents, cause bien des peines aux artistes à travers le monde.

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