Abdou Karim Sawadogo
29 Juillet 2004
Le ministre des Finances et du Budget, M. Jean-Baptiste Compaoré, avec successivement l'ambassadeur de France, Francis Blondet, et le directeur de l'Agence française de développement, Yves Jorlin, a procédé le lundi 26 juillet 2004, dans la salle de conférences dudit ministère, à la signature de trois conventions de financement d'un montant global de 6 milliards de FCFA sous forme de subvention.
La première convention signée avec le gouvernement français, d'un montant d'environ un milliard deux cents millions (1 200 000 000 FCFA), est relative au projet d'"appui à l'institution judiciaire", dans le cadre du Plan d'action national pour la réforme du système judiciaire (PANRJ) 2002-2005.
Ce projet poursuit entre autres objectifs le renforcement de l'ancrage du droit afin de consolider les acquis de la démocratie et de la paix sociale, de promouvoir le développement en dotant notre pays d'un environnement juridique adapté à une économie de marché.
Au titre de la deuxième subvention, notre pays bénéficie, de la part de la France, d'une enveloppe du même montant, destinée à la réalisation du projet d'"appui au développement de la recherche au Burkina Faso". Il s'agira, dans l'exécution de ce projet, de renforcer les capacités humaines par la formation des jeunes chercheurs, de produire des connaissances nouvelles dans des domaines prioritaires et de contribuer à l'émergence d'équipes de recherches performantes, destinées à devenir des pôles de compétence.
Paraphée par le directeur de l'Agence française de développement, Yves Jorlin, et le ministre Jean-Baptiste Compaoré, la troisième convention, d'un montant de 3,6 milliards de FCFA, constitue la participation de la France au bouclage du besoin de financement résiduel du programme économique et financier de notre pays pour l'année 2004.
Elle s'inscrit dans le cadre du Soutien budgétaire conjoint au Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (SBC-CSLP) du Burkina, dans lequel prennent également part la Belgique, la Commission européenne, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse.
Selon l'ambassadeur de France, Francis Blondet, son pays, à travers ces conventions, veut exprimer sa sensibilité aux efforts fournis par le Burkina pour lutter contre la pauvreté, favoriser une croissance économique équitable, renforcer les compétences nationales et la bonne gouvernance. Cette cérémonie de signature a connu la participation de deux autres ministres, à savoir celui des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Laya Sawadogo, et celui de la Justice, Boureima Badini.
Intervenant au nom du gouvernement burkinabè, ce dernier a exprimé sa reconnaissance au gouvernement français pour sa sollicitude constante. Relevant l'enjeu de cette contribution pour son département, Boureima Badini a estimé quelle sera mise à contribution pour corriger les dysfonctionnements en vue d'une justice efficiente et équitable.
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