5 Août 2004
M. Sadok Rabeh, ministre des Technologies de la communication et du Transport, a fait devant les participants à la conférence annuelle des chefs des missions diplomatiques et consulaires réunis à Tunis une communication dans laquelle il a souligné l'attachement du Président Zine El Abidine Ben Ali à ce que la Tunisie aille de l'avant au diapason de la révolution de la communication que connaît le monde depuis une décennie. Cette révolution, a-t-il dit, a engendré de nombreuses mutations radicales et changé les fondements de la communication entre les individus et les collectivités dans le monde.
Evoquant les préparatifs de la seconde phase du Sommet mondial sur la société de l'information qui se tiendra à Tunis du 16 au 18 novembre 2005, il a fait part de la volonté de la Tunisie de contribuer activement aux efforts internationaux tendant à réduire le fossé numérique et à diffuser la culture de l'information.
Il a indiqué que le Chef de l'Etat a été parmi les premiers à mettre en garde contre les incidences dangereuses induites par ce fossé numérique, s'agissant d'un nouveau phénomène universel qui menace de provoquer une rupture entre le monde avancé et les pays pauvres.
Analysant les problématiques que pose la société de l'information qui est au demeurant l'aspiration première en cette étape cruciale de l'histoire de l'humanité, le ministre a observé que l'investissement dans les secteurs liés aux technologies de la communication et leur mise à profit au service du développement et de l'accélération du rythme du progrès économique et de l'essor social restent l'apanage d'un groupe de pays alors qu'un grand nombre de pays et de sociétés demeurent en marge de cette révolution technologique déferlante.
M. Sadok Rabeh a affirmé que la participation tunisienne à la première phase du Sommet mondial sur la société de l'information, tenue à Genève, a été importante et active. Quant à la seconde phase prévue en Tunisie, a-t-il dit, elle se penchera sur les questions sensibles et restées en suspens lors de la première phase. Il s'agit notamment de la gestion des ressources de l'internet et du financement de la solidarité numérique.
ll a fait savoir que la Tunisie a déjà entamé la préparation de la seconde phase par la tenue, à Hammamet, de la première réunion préparatoire de cette manifestation.
Il a souligné que l'initiative du Chef de l'Etat relative à la création d'un fonds de financement des activités de la société civile, en y contribuant avec un montant de 400.000 dinars, a été favorablement accueillie par l'ensemble des composantes de la société civile ayant participé à cette première réunion préparatoire.
Le ministre a rappelé que les préparatifs de la seconde phase de ce sommet au niveau national, vont bon train aussi bien sur le plan matériel qu'organisationnel, sous la supervision de deux commissions nationales spécialisées en plus des préparatifs engagés par la société civile et le secteur privé et de la participation de la Tunisie à de nombreuses manifestations internationales pour mieux faire connaître cette seconde phase.
M. Sadok Rabeh a affirmé que ce sommet sera une précieuse occasion pour mettre en exergue les orientations de la Tunisie en matière d'impulsion des réformes politiques et intellectuelles, valoriser l'approche tunisienne des droits de l'homme dans sa conception globale, faire évoluer le secteur de l'information et développer le partenariat entre les secteurs public et privé.
Il a conclu en mettant l'accent sur le rôle de la diplomatie tunisienne dans la réussite du Sommet de Tunis en veillant à assurer le suivi des activités et des manifestations internationales y afférentes et à raffermir les liens et les contacts avec la communauté civile internationale.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2004 La Presse. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.