La Tribune (Algiers)

Algérie: Occupants des grands ports : des locaux seront proposés à l'extérieur des enceintes portuaires

Ziad Abdelhadi

11 Août 2004


A l'instar du port d'Alger, les enceintes portuaires comme celles d'Oran et de Annaba connaissent, elles aussi, leurs indus occupants. Une présence tout à fait illégale dont les entreprises portuaires n'arrivent toujours pas à se défaire sinon de s'accommoder au détriment du besoin de développement des activités de ces entreprises.

Le directeur du port d'Alger a mis à profit la visite de M. Maghlaoui, ministre des Transports, sur les lieux, lundi dernier, pour lui révéler que des espaces entiers étaient occupés par des particuliers et des opérateurs qui n'ont aucune relation avec le port. Des occupations qui privent ainsi l'EPAL de développer ses capacités de traitement. Ce problème, qui n'est pas exclusif au port d'Alger, se rencontre aussi dans les enceintes portuaires d'Oran et de Annaba où des étrangers aux acteurs du port ont réussi à faire de l'espace qu'ils occupent leur propriété au point d'en cerner les contours en érigeant des haies. Ainsi, les espaces conquis par les indus à force de laxisme ou bien d'un manque de volonté de la part de la tutelle ont finit par devenir des aires de stockage idéales pour importateurs à la recherche d'espaces sûrs. Selon des cadres de ces enceintes, les indus occupants sont arrivés même à louer ces aires, c'est dire combien il est temps d'identifier tous les intervenants et aussi faire un recensement minutieux des édifices et de tout le cadre bâti.

C'est à croire que les entreprises portuaires ne sont pas les seules gérantes des lieux à moins que ces entités aient mis des aires en concession. Chose qui paraît invraisemblable à partir du moment où les textes de loi sont clairs sur les prérogatives des entreprises. On peut rappeler aussi que certains indus occupants se disent dans la légalité et que pour les déloger ils demandent à être indemnisés comme il se doit. D'autres ont suggéré que des aires leur soient octroyées dans les zones d'extension. Par ailleurs, le ministre, lors de sa visite dans le port d'Alger, enceinte qui connaît manifestement le plus grand nombre d'indus occupant, squattant 14 hectares selon le PDG de l'EPAL, a été formel : «Nous allons nous charger d'appliquer la loi.» Maghlaoui a aussi annoncé qu'un coup de main sera donné aux indus occupants pour trouver des places à l'extérieur du port. Une solution que semblent partager les concernés. Une évacuation qui va, à coup sûr, permettre aux entreprises portuaires d'augmenter leur surface d'entreposage. Ce qui est devenu nécessaire si l'on prend le cas du port d'Alger qui atteindra la barre des 18 millions de tonnes de traitement à l'horizon 2005.

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