Jules Doukoundje
17 Août 2004
Les Technologies de l'Information, la gestion des ressources humaines, la communication pour le développement, sont autant de thèmes de formation à l'intention des animateurs de radios rurales d'Afrique.
La cérémonie d'ouverture de la deuxième session de formation supérieure en radio rurale a commencé hier au Centre d'Etudes des Sciences et Techniques de l'Information (CESTI).
Les séminaristes, tous des communicateurs ruraux, sont venus de neuf pays d'Afrique.
La formation va leur permettre de se perfectionner et d'acquérir des connaissances dans certains domaines comme les Technologies de l'Information et de la Communication, la gestion des ressources humaines, la sociologie rurale, le Genre et la communication pour le développement.
Ce séminaire de formation intervient dans un contexte où la communication constitue la clef de voûte du progrès humain, selon le Pr Oumar Diagne, directeur du CESTI, qui souhaitait, lors de la cérémonie d'ouverture, la bienvenue aux participants. Pendant longtemps, en effet, « l'idée de développement a été inféodée à celle de croissance économique et personne n'ignore, aujourd'hui, que les médias sont, de fait, infiniment plus puissants et plus déterminants que l'éducation familiale ou nationale, dans leur fonction d'influencer les pensées et comportements des personnes et des groupes », a ajouté le Pr Diagne.
Aussi, c'est dans ce sens que le rôle de la communication «me semble important, si l'on sait que le communicateur doit pouvoir, aujourd'hui, au-delà de l'état de veille qui le maintient dans la nécessité de s'ajuster constamment aux innovations de son outil de travail, coordonner les impulsions et les mouvements de sa société, pour harmoniser un niveau de discours et de conduite qui peut promettre l'épanouissement collectif et individuel», a encore ajouté Oumar Diagne. Il a exhorté les communicateurs à doubler d'attention dans leur fonction de veille, qui leur confère le statut d'acteurs historiques dans une Afrique en pleine mutation.
Pour Pascal Décosterd, délégué de l'ambassade de Suisse au Sénégal, la radio est le média le plus populaire et souvent le plus approprié au développement. Donc, pour lui, on n'a pas besoin de savoir lire et écrire, d'habiter dans les villes et d'être riche pour profiter de la radio.
M. Décosterd, qui s'est réjoui des thèmes de la formation, a en outre indiqué que la Suisse a contribué, au Sénégal, en collaboration avec l'Agence Internationale de la Francophonie, à la création de radios de proximité à Joal, Keur Momar Sarr, Bignona, Bakel et Koumpentoum.
Pour sa part, Samba Guèye, Secrétaire général du Conseil National de Concertation des Ruraux (CNCR) s'est dit très honoré d'être invité à prendre part à la cérémonie d'ouverture qui revêt, pour lui, une grande importance. En effet, l'objet de la session de formation et le thème choisi pour la conférence introductive constituent des éléments essentiels dans la stratégie de communication du CNCR.
Ce séminaire de formation prend fin le 16 septembre prochain.
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