J.r.t.
31 Août 2004
Kinshasa — Kinshasa abrite depuis hier, le 31ème Conseil d'administration extraordinaire de l'Organisation régionale africaine de normalisation qui se tient en même temps que le symposium organisé conjointement par cette structure régionale chargée de normalisation et l'Office congolais de contrôle.
Dans son allocution d'ouverture, le ministre du Commerce extérieur a exprimé le voeu du gouvernement congolais qui fonde beaucoup d'espoir sur les nombreux projets de l'Oran, projets susceptibles d'assurer l'intégration et le développement de la sous-région. Après avoir déploré le retard qu'accuse notre pays, dans le domaine de la normalisation, Roger Lumbala espère que l'active participation de l'O.C.C. aux activités de l'Oran, permettra à la RDC de réaliser quelques progrès dans ce domaine.
Pour le ministre du Commerce extérieur, notre pays se doit de composer avec les normes pour faciliter nos échanges commerciaux avec le reste du monde. L'intégration harmonieuse des économies passe, à ses yeux, par une meilleure connaissance et une large diffusion des normes, qui suppose, l'implication de l'Etat et des associations de la société civile dans les activités de la normalisation à tous les niveaux. Roger Lumbala a saisi cette occasion, pour réaffirmer que notre pays compte sur l'apport de l'Oran, afin de l'aider dans l'accélération du processus d'élaboration des normes. Et cela dans le cadre d'une synergie impliquant tous les acteurs concernés par les activités normatives. Car, précise-t-il, la chute annoncée des barrières douanières consacrera l'existence d'un marché unique au sein duquel les produits se livreront à une concurrence loyale fondée sur la qualité.
Dans son mot de circonstance, le ministre de l'IPMEA, représentant l'autorité normative en RDC, a au nom du gouvernement et du Chef de l'Etat, le général-major Joseph Kabila, remercié les délégués de l'Oran pour la confiance témoignée à notre pays, en acceptant de tenir ces assisses à Kinshasa, en ce moment particulièrement important de son histoire. Et également important pour l'Oran dont les aspirations actuelles impliquent une réorientation, la redéfinition des priorités, une nouvelle conception des méthodologies et stratégies au travers un plan d'action 2004 - 2006 qui va sûrement occuper une place de choix, lors de ces travaux.
Parlant de la normalisation, M. Jean Mbuyu l'a défini comme une activité consistant à formuler, diffuser et mettre en application des dispositions destinées à un usage commun et répété, visant l'obtention du degré optimal d'ordre dans un contexte donné.
Pour le ministre de l'IPMEA, cette activité qui concerne tous les secteurs de la vie humaine et qui peut se déployer à de niveaux divers, offre de nombreux avantages. Il a cité entre autres, une meilleure adaptation des produits, des processus, et des services aux fins qui leur sont assignés. Ces avantages et bien d'autres, note Jean Mbuyu, ont fait de la normalisation, un des piliers majeurs de la croissance économique et industrielle.
Aujourd'hui, réalise le ministre de l'IPMEA, la capacité productive est définie comme l'aptitude à produire des biens qui répondent aux normes de qualité des marchés actuels et à se mettre à niveau, pour accéder à de nouveaux marchés.
Abordant les activités connexes à la normalisation, telles que la métrologie ou la science des mesures, l'évaluation de la conformité ou l'inspection, l'analyse des produits, l'assurance de la qualité, la certification des produits, Jean Mbuyu déplore que toutes ces activités ne sont pas exercées avec bonheur dans notre pays. De même que des normes pertinentes de management de qualité ou de l'environnement sont ignorées dans notre pays.
Après avoir relevé quelques faiblesses dans notre système de métrologie, le ministre de l'IPMEA regrette la non application de la norme sur les unités et grandeurs, l'absence d'un véritable laboratoire de métrologie, le sous-équipement dans l'évaluation de la conformité ainsi que l'inexistence des systèmes de certification et d'accréditation.
Devant ce diagnostic, il en a appelé à une plus grande synergie entre partenaires, et à une sensibilisation tous azimuths sur les enjeux de l'activité, la recherche des voies et moyens qui émancipent l'activité de normalisation. M. Jean Mbuyu a indiqué qu'il a initié une série d'études, afin de doter le pays d'un cadre juridique et d'une structure capable de dynamiser le système congolais de la normalisation. Il a terminé son intervention, par proposer quelques pistes de réflexion sur la culture de la normalisation dans notre pays.
Signalons qu'auparavant, le président de l'Oran a dans son allocution introductive de ce symposium, évoqué les problèmes liés à la métrologie et à ses perspectives d'avenir, et mis un accent particulier sur les objectifs poursuivis par l'Oran et le présent symposium.
Après cette intervention, M. Nimo, directeur exécutif de l'organisation ghanéenne des normes a parlé de l'expérience de son pays dans ce domaine, tandis que M. Ghema, président de l'ARSO, s'est intéressé aux questions des normes, de leur traçabilité et des standards internationaux dont ISO,NML et autres.
Ces exposés scientifiques ont suscité un débat fructueux, sous l'oeil intéressé du comité de gestion de l'O.C.C. ayant à sa tête, l'ADG de cette entreprise publique, M. Adrien-Venant Domaï Makuth.
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