Cameroon Tribune (Yaoundé)

Cameroun: Hôpital Général de Yaoundé : les soins intensifs d'abord

La nouvelle orientation de la coopération entre l'Hôpital général et l'Hôpital Erasme a été présentée à la presse hier.

Après des séances de travail avec les responsables de la santé, le Pr. Stéphane Lejeune a fait le bilan de sa visite de travail à la presse. Au menu, les secteurs d'intervention prioritaires de l'Hôpital Erasme, ses suggestions aux pouvoirs publics en rapport avec la spécialisation des formations sanitaires publiques basées à Yaoundé, et l'historique de l'Hôpital général de Yaoundé. Le directeur général, Jean Claude Etogo, a, en réalité, fait le tour de la coopération belgo-camerounaise de 1987 à 2004. On a ainsi appris que le coût global de construction de l'Hôpital général était de 16 milliards de francs. Ce financement a été débloqué par le Royaume de Belgique dans le cadre d'une convention de coopération signée avec la République du Cameroun. Les travaux de construction ont duré trois ans, et l'édifice a été livré en décembre 1987.

Le projet était bien parti pour être piloté par les professionnels de la santé, belges et camerounais. Par exemple, une centaine de Camerounais avait été envoyée en formation dans les hôpitaux belges, notamment l'Hôpital Erasme et le Centre Bordet de Bruxelles. Par la suite, un décret du président de la République avait créé et organisé l'Hôpital général de Yaoundé, et le 5 août 1988, les premiers dirigeants nommés. Le Pr. Jacques Ansay, un Belge, occupe alors les fonctions de directeur général et le Pr. Wali Muna est son adjoint. Seulement, le Pr. Ansay n'a pas pris ses fonctions. Contrairement à son compatriote, le Pr. Lejeune a fait le déplacement du Cameroun. A la presse, il a parlé de l'action future de son hôpital en faveur de l'Hôpital de Ngousso. Les soins intensifs, les blocs opératoires vont recevoir l'appui des partenaires belge en priorité. Les autres secteurs pourront ensuite bénéficier de l'assistance technique belge. En ce qui concerne la chirurgie cardiaque, l'homme de science a affirmé que la mise en place de cette spécialité passe par des préalables. En clair, il faut d'abord un service de cardiologie performant de même qu'un service d'anesthésie réanimation tout aussi performant.

Au cours de cet échange avec les journalistes, le Pr. Lejeune a partagé l'objet de son entretien avec le ministre de la Santé publique. Les deux hommes ont échangé sur les hôpitaux de Yaoundé et la vision du Pr. Lejeune tourne autour d'une spécialisation des formations sanitaires de la capitale. D'après lui, il y a une espèce de chevauchement de compétences. Tout le monde fait tout à la fois. Il a donc suggéré à son interlocuteur camerounais que le gouvernement définisse les compétences de chaque hôpital. Dans ce nouveau contexte, les compétences de l'Hôpital général de Yaoundé recevront automatiquement le soutien de l'Hôpital Erasme de Bruxelles.


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