Kinshasa — L'Université Protestante du Congo (UPC) a servi de cadre hier à Bernadette Mpundu, présidente de l'ONG Action contre la drépanocytose (ACD) pour animer une conférence-débat à l'intention des étudiants de cette institution universitaire.
" Jeunesse : ses décisions et comportements amoureux face à la drépanocytose ", était le thème choisi pour convaincre les étudiants à s'impliquer dans la lutte qu'elle mène contre cette maladie qui est un mal commun.
Entourée des docteurs Emile Ilunga, 1er Vice-président du Sénat, Kabeya de la direction de la lutte contre la drépanocytose du ministère de la Santé, sous la supervision du pasteur Afumba, secrétaire général académique et recteur a.i. de l'UPC, Bernadette Mpundu a lancé un appel à tous les hommes de bonne volonté, à toutes les couches de la nation et surtout au gouvernement de soutenir son action. Son thème qui était subdivisé en trois phases notamment : 1) La phase décisive : " Je tombe amoureux ou pas d'un porteur asymptomatique ", 2) " Jeune amoureux d'un drépanocytaire ", 3) " Comportement face à la drépanocytose ". Elle a invité les étudiants à plus s'informer sur leur propre situation et celle de ceux ou celles avec qui ils comptent avoir une relation amoureuse et fonder un foyer. Car a-t-elle ajouté, une personne dûment informée de sa situation de porteur asymptomatique peut être altérée par un sujet qui porte la même tare.
Ce sera donc un choix personnel qu'il faille assumer sans contrainte. Car poussé par un sentiment trop fort, toutes les notions de risque et de probabilité de naissance des sujets malades deviennent secondaires.
Face à une telle situation, a-t-elle conseillé, la sagesse nous pousse à adopter l'option de l'abandon car, si on prétend aimer tellement l'être élu, et ignorer de ce fait l'éventualité des naissances imparfaites qui pourront survenir dans l'union, l'échéance de la séparation ne sera que repoussée. Beaucoup de couples ne résistent pas aux aléas de la présence d'un ou de plusieurs drépanocytaires dans leurs ménages.
Par contre, un jeune peut donc vivre une relation amoureuse saine et équilibrée avec un drépanocytaire si lui-même n'est pas porteur de l'anomalie S. Un AA peut épouser un SS sans craindre la naissance des sujets malades dans le couple. Elle a encouragé ce genre d'union car la plupart de nos compatriotes drépanocytaires se sentent isolés et ont des réserves d'aborder des individus de l'autre sexe, par peur d'être rejetés.
Elle a enfin demandé aux étudiants de réveiller la conscience des Congolais sur cette maladie et d'amener les acteurs politiques congolais à réfléchir sur la nécessité d'un dépistage obligatoire avant le mariage et ensuite influer par des actions sur la politique gouvernementale pour qu'elle inscrive cette maladie comme un problème de santé publique.

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