Depuis mercredi à Douala, Pme et Pmi sont sensibilisées aux nouvelles opportunités offertes par la globalisation des échanges.
Responsable de quelques organisations paysannes et coopératives, Thomas Lekaukeng soutient qu'aucune opportunité ne peut être négligée par les agriculteurs camerounais, en butte à un vrai problème : vendre. " Nous nous sentons interpellés, croit-il dur comme fer, parce que toute la production du Cameroun ne peut être consommée sur place. Nous avons tellement de produits à proposer à l'extérieur. Si des organismes d'appui viennent nous seconder pour trouver des marchés à l'étranger, cela devrait nous encourager puisque nous dépenserions moins en frais de déplacement par exemple ". En voilà un qui a compris l'objet de l'atelier " Passerelles pour le commerce électronique pour les Pme ", organisé depuis mercredi dernier à Douala par le Centre du commerce international (Cci) de Genève et la Chambre de Commerce, d'Industrie, des Mines et de l'Artisanat (Ccima) du Cameroun.
Les deux institutions voudraient que les petites et moyennes entreprises de notre pays profitent des opportunités qu'offre le commerce électronique, celui qui se fait à travers les moyens des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Le commerce électronique ou l'e-commerce, pour être dans l'air du temps, donnerait accès aux marchés éloignés et l'utilisation des Ntic ne serait pas l'apanage des grandes entreprises. Pour la Ccima, l'enjeu réside dans le renforcement de la compétitivité des Pme. Le projet de coopération avec le Cci, émanation de l'Omc et de la Cnuced, vise à ancrer notre économie dans le phénomène de globalisation des échanges. Administrateur au Cci, Christian Planchette rappelle d'ailleurs que son organisme avait déjà entamé la formation des femmes entrepreneurs camerounaises à l'utilisation des Ntic pour le commerce international.
Bien d'observateurs peuvent être sceptiques lorsqu'on sait quelle est la réalité. Chef du centre d'informations économiques à la Ccima, Jules Touka parle du retard que nous accusons, un retard visible à deux niveaux : l'état des infrastructures malgré des améliorations certaines et le démarrage effectif de l'Agence des Ntic, créée voilà plus de deux ans. L'organisme est appelé à définir la politique des Ntic au Cameroun et donc à donner un coup de fouet au commerce électronique. Bien plus, les entreprises, si elles ont compris les bénéfices qu'elles tireraient de l'e-commerce, n'en sont pas moins limitées par l'état actuel de la réglementation qui, pour l'instant, ignore les notions de preuve et de signature électroniques, pourtant incontournables. Malgré ces difficultés qui seront inéluctablement surmontées, Albert Dooh Collins, délégué pour le Littoral de la Ccima, soutient " qu'il faut rendre la chose réaliste et compte tenu de l'environnement de globalisation dans lequel on peut être chez soi et ailleurs, nos entreprises doivent être sensibilisées au commerce électronique ".

Comments Post a comment