Ndakhté M. Gaye
15 Mars 2005
Dans le cadre de la mondialisation, les enseignants d'Europe se sont regroupés pour faciliter leurs mouvements entre eux. L'Amérique en a fait de même. L'Afrique ne sera pas en reste. Dakar va servir de tête de fil pour le montage de l'association version Afrique.
Le Sénégal va servir de tête de file pour le montage d'une association des enseignants africains. Selon le ministre délégué chargé des questions pédagogiques qui en a fait la révélation le vendredi dernier, il s'agira dans un premier temps d'une association qui naîtra au Sénégal. Mais, s'empresse-t-il de préciser, dont l'objectif final est la création d'une association africaine. D'après Ibrahima Fall, l'association aura comme vocation principale la réflexion sur des questions pédagogiques, sur le contenu des enseignements, sur les réformes à faire, sur les innovations à entreprendre. Et pour mettre sur pied l'association, les enseignants concernés pourront s'inspirer des statuts et les activités des associations Européenne et Américaine.
Des documents d'information qui leur sont apportées par une délégation italienne. Conduite par M. Giovanni Olliali, le vice-président de l'Association des enseignants en éducation de l'Europe (Atee), la délégation a rencontré des universitaires, des directeurs des Ecoles de formation des instituteurs (Efi), des responsables de la formation continue impliqués dans les pôles régionaux de formation (Prf) et les inspecteurs d'académie, pour leur parler de l'expérience et de l'importance de son mouvement. Et le premier délai issu des différentes interventions pour la création de l'association est fixé au mois d'octobre 2005.
Pour le moment, l'association n'a pas de nom. Ce qui est sûr par contre, c'est qu'elle va regrouper les enseignants impliqués dans la formation initiale et continue des enseignants. Ainsi, l'Afrique aura son association des enseignants à l'instar de l'Europe et des Etats-Unis d'Amérique. Sur le pourquoi de ces vastes rassemblements, le ministre évoque la mondialisation. "Dans le cadre actuel de la mondialisation, il ne peut être question de se confiner à son territoire. L'idéal aujourd'hui serait que de tous les continents, les acteurs pensent dans la même direction, vers des normes mondiales de la formation initiale et de la formation continue", souligne-t-il. "Dans ce cadre-là, poursuit-il, il est possible de créer un baccalauréat à dimension mondiale. Il sera possible que celui qui a le Bac au Sénégal puisse intégrer n'importe quelle université d'Europe sans être soumis à des tests préliminaires. Il sera également possible pour un enseignant sénégalais ou malien, ou encore béninois de s'insérer facilement dans une université européenne ou américaine". Mais elle ne sera pas une affaire d'Etat, c'est-à-dire que l'association ne sera pas pilotée par la puissance publique. Selon le ministre, le mouvement se veut autonome. Il n'intéresse pas non plus les syndicats.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2005 Wal Fadjri. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.