Le palais des Congrès du Parc Chanot de Marseille a connu hier une effervescence inhabituelle avec près de 3 000 rendez-vous d'affaires pour quelque 550 entrepreneurs du Bassin méditerranéen, dont une centaine d'Algériens, qui ont balisé chaque contact par «la culture du résultat».
Les «Assises méditerranéennes de l'Internationale» (AMI 2005), qui se sont ouvertes hier, auront dès le premier jour atteint leur objectif visant à mettre en relation directe 250 entrepreneurs européens avec 300 opérateurs économiques de 9 pays méditerranéens. Ce genre de forum est le «cadre idéal» pour «la fluidité des affaires au quotidien» qui, selon le représentant de l'Union des banques arabes et françaises (UBAF), M. Rachid Sekak, est la méthode la plus sûre pour permettre aux entreprises algériennes de «réoccuper rapidement le terrain». Dans une déclaration à l'APS, M. Sekak a souligné que l'UBAF, un consortium chargé du financement des exportations, à capital mixte détenu par le Crédit Lyonnais (43,93%) et des banques de chacun des 19 pays de la Ligue arabe dont l'algérienne BEA (11%), «s'applique à vendre le risque Algérie», cette dernière devenue aujourd'hui «le pays à la mode» pour les flux sécurisés des investissements. «Nous disons que, nulle part ailleurs, c'est en Algérie qu'il y a du business», dans une conjoncture très favorable marquée par la stabilité et l'ouverture des marchés, a-t-il poursuivi en indiquant qu'en France «environ 2 600 PME/PMI françaises travaillent sur le marché algérien». «Nous leur avons expliqué qu'actuellement l'Algérie est en train de muer d'un statut de marché à celui d'implantation», a-t-il dit pour illustrer les tendances «prometteuses» des flux d'IDE (investissements directs étrangers) à destination du pays.
Il y a actuellement 180 implantations françaises seulement en Algérie et la France est au 57e rang des pourvoyeurs d'IDE, selon la Banque de France. Mme Reyne Cienzo, Fondatrice d'Hydrotop, une association chargée de mettre en relation les entreprises en charge de la gestion hydraulique, a affirmé, après avoir évoqué ses différentes visites en Algérie, que «l'investissement ne peut en aucun cas se faire sans transfert de technologie». «Ce transfert de technologie est nécessaire pour les entreprises algériennes qui pourraient alors mieux produire quel que soit le niveau de compétitivité, et ainsi mieux pénétrer le marché mondial», a-t-elle dit à l'APS. Le «Stand Algérie» se démarque, selon divers observateurs interrogés, «par la force du nombre» et par «le poids des opportunités d'investissements». Un large front d'entrepreneurs déployés dans divers secteurs d'activité tels que les Bourses d'Alger et d'Oran de sous-traitance et de partenariat (BASTP) sont présents pour «mettre en valeur les entreprises algériennes dans le cadre d'une politique de marché ouverte» et les aider à leur mise à niveau technique et financière.

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