Charles Bédé
18 Mai 2005
Les coordonnateurs de la formation et les responsables administratifs et financiers des centres d'enseignement à distance du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana, de la Mauritanie, de l'Ouganda, du Sénégal, de la Tanzanie et de la Côte d'Ivoire sont en conclave à Abidjan.
Ils réfléchissent depuis lundi dernier sur l'avenir de ces centres dans le cadre d'un atelier international de formation à l'école nationale d'administration (ENA) au Deux-Plateaux. Ces experts plancheront jusqu'à jeudi prochain sur les problèmes liés à la charge de coordinateur de la formation et de responsable administratif et financier (RAF) des centres d'éducation à distance (CED) d'Afrique. Il s'agira, entre autres, de la survie des CED d'Afrique dans un marché concurrentiel, le contexte organisationnel de ces centres. Une vidéo -conférence sur l'analyse de la collaboration avec les partenaires de Paris, le développement des contenus et la viabilité des centres sont également au menu de cet atelier international. Il faut aussi ajouter les échanges sur l'identification des partenaires commerciaux et des marchés des centres d'enseignement à distance à cet atelier qui a pour thème : "Le rôle des coordonnateurs de la formation et des responsables administratifs et financiers : Un regard prospectif dans la perspective de croissance et de viabilité financière des centres d'enseignement à distance".
M. Kouassi Yao, directeur du CED Côte d'Ivoire, a indiqué que l'atelier d'Abidjan permettra d'échanger et de partager les expériences de réussite et les échecs pour aider les uns et les autres à éviter les erreurs du passé. "Dans cette dynamique, les centres qui démarrent ont beaucoup à gagner en se frottant aux plus anciens. Ces centres luttent pour assurer la couverture totale de leurs charges. Ils doivent pour cela se faire mieux connaître, être plus visible dans leur environnement et mieux vendre leurs produits et les vendre à ceux qui ont les moyens de les payer", a-t-il déclaré. A l'en croire, il faut un suivi des centres d'enseignement à distance d'Afrique.
Quant au représentant du ministre du plan et du développement, il a estimé que les centres d'enseignement à distance dont la mission est le renforcement des capacités, constituent de véritables outils de développement des jeunes nations africaines. "La relance économique, la bonne gouvernance et la lutte contre la pauvreté ne pourront se faire avec succès que par des citoyens mieux formés et au fait des évolutions qui gouvernent les sociétés modernes d'aujourd'hui" , a-t-il indiqué. Selon lui, ces centres doivent permettre aux pays africains de bénéficier de séminaires enrichissants et à moindre coût et d'avoir des possibilités d'échanges d'expériences avec d'autres pays, notamment ceux du nord.
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