Ibrahima Khaliloullah Ndiaye Et Mathieu Bacaly
1 Juin 2005
Le Centre pour les Etudes en France (CEF). C'est ainsi que se décline la nouvelle structure mise en place par l'ambassade de France et qui ambitionne de conseiller, d'orienter et d'appuyer les jeunes Sénégalais désireux de poursuivre des études supérieures en France. Ce nouveau service est fonctionnel à partir d'aujourd'hui.
Le CEF, lancé hier par des responsables de l'ambassade de France, permettra d'informer, en ligne, sur les formations, les exigences de chaque filière et le niveau requis pour y accéder. « Nous avons fait un constat d'une très forte demande de jeunes Sénégalais pour les études en France. Nous voulons encourager cette demande. Nous escomptons, dans les années à venir, une croissance de cette demande. Mais il nous a semblé qu'il y avait un certain nombre de conditions à remplir, d'où la nécessité de mieux organiser l'accueil des étudiants en vue de leur procurer la meilleure information, de bons conseils et l'appui, pour préparer dans les meilleures conditions leur départ », a d'emblée avancé Stéphane Romatet, chef du service de la Coopération à l'ambassade.
En fait, le centre est un service de l'ambassade destiné aux jeunes Sénégalais ou encore aux étrangers qui vivent au Sénégal. Ceux-ci pourront bénéficier, à partir du site web (www.cefsenegal.org), d'une gamme complète de prestations. Le Centre pour les Etudes en France repose sur une plate-forme de services exclusivement accessibles par Internet.
Toutefois, a noté Stéphane Romatet, chef du service de la Coopération à l'ambassade : « le nouveau service est un outil novateur mais également personnalisé et évolutif ». Le site, décrit comme très performant, « offre des opportunités aux jeunes étudiants de suivre en temps réel et par dialogue interactif l'instruction de leur dossier sur toute question relative aux études supérieures en France et à la nouvelle procédure ».
L'accès aux informations du site est un service gratuit, mais le traitement personnalisé du dossier donnera lieu à un paiement de 50.000 F.CFA et entraîne, par la suite, l'application du demi-tarif visa étudiant. Ce qui veut dire que l'étudiant dont le dossier sera accepté par l'ambassade de France devra, au total, verser une somme de 82.000 F.CFA (50.000 F.CFA pour l'étude du dossier au CEF plus 32.000 F.CFA pour les frais de visa).
Il faut dire qu'à partir de ce 1er juin, la demande de visa est conditionnée par le passage obligatoire au Centre pour les étudiants qui entendent poursuivre les études supérieures dans les universités françaises. Seulement, les demandes de pré-inscriptions déjà introduites pour cette année sont exclues de ce passage. Seules les demandes qui seront faites à compter de ce 1er juin seront soumises à l'approbation du CEF. Le nouveau service évolutif devrait être beaucoup plus fonctionnel pour la rentrée universitaire prochaine.
Revenant sur les raisons qui sous-tendent la mise en place du CEF, M. Romatet a insisté sur l' « information », vu la complexité du système universitaire français avec des différences suivant qu'on soit dans le public ou le privé, dans les filières longues et courtes, ou le nouveau système LMD.
Mme Geneviève Iancu, Consul général, a laissé entendre que dès 2006, toutes les demandes d'études en France passeront par le Centre pour les études en France. Ces dossiers, assortis de l'avis pédagogique du CEF, auront plus de chances pour l'obtention du visa étudiant. Seulement, l'aval du CEF ne signifie nullement un octroi du visa. « L'octroi du visa est conditionné par la solidité du dossier présenté. Les services consulaires restent regardants sur les moyens financiers dont dispose l'étudiant, ses risques d'immigration déguisée Un avis pédagogique favorable n'entraîne pas automatiquement donc l'octroi du visa », a souligné Mme Ianci.
L'occasion a aussi été donnée au consul de revenir sur le nombre de visas octroyés l'année dernière. Avec un taux de 70 % de délivrance de tous visas confondus, les services consulaires ne cachent pas leur satisfaction. Les 2.200 visas étudiant de l'année 2004 témoignent d'une marge de progression de 14, 4 % comparativement à l'année antérieure.
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