Rafik Benzina
13 Juin 2005
Tout autant que les autres jeunes de leur âge, les adolescents sourds et malentendants doivent être sensibilisés et prévenus des dangers des maladies sexuellement transmissibles (MST) et du sida. Reste le problème de la bonne transmission de l'information et de la communication adaptée à des personnes souffrant d'un handicap majeur.
La section sfaxienne de l'Association tunisienne d'aide aux sourds (Atas), habituée aux challenges, s'est proposée de vaincre certaines difficultés et d'organiser une «journée» de sensibilisation et d'explication au profit des jeunes sourds de la région, et ce, le 10 juin dernier. Un panel de médecins et d'éducateurs spécialisés, moyens visuels et langage des signes aidant, a été invité à les mettre en garde contre les dangers du sida, de la syphilis, de l'utérite et autres «MST». Dieu merci, notre pays est, comparativement à d'autres, peu touché par ces fléaux, mais la formule «mieux vaut prévenir que guérir» garde toute sa valeur, même si elle semble éculée.
et Journée nationale de l'environnement
Dans le cadre de la célébration de la «Journée nationale et mondiale de l'environnement», la faculté des Sciences de Sfax a organisé une rencontre à thème écologique qui constitue l'occasion pour de nombreux universitaires, chercheurs et spécialistes de l'environnement de présenter des exposés très pertinents sur divers sujets d'actualité tels que les perspectives de l'agriculture biologique en Tunisie, la gestion des déchets en matière plastique, la protection de la faune et de la flore marine du golfe de Gabès (un sujet fort préoccupant, du reste).
La Siape, encore et toujours
Il y a une vingtaine d'années, l'obsession des Sfaxiens était l'ex-usine phosphochimique «NPK» qui asphyxiait, carrément, la ville par ses émanations aussi nauséabondes que dangereuses pour la santé. Il a fallu l'intervention personnelle du Président Zine El Abidine Ben Ali pour mettre fin au calvaire : démantèlement pur et simple de l'usine! La pollution atmosphérique de la ville n'était pas pour autant terminée, une autre unité phosphochimique, la «Siape», restait en production, gênant par ses rejets gazeux la cité El Habib, particulièrement. M. Ali Ksiksi, gouverneur de Sfax, a mis à profit la «journée» organisée par la faculté des Sciences pour informer l'assistance des mesures prises par la direction de l'usine en vue d'atténuer ses nuisances. Au moins! Rallongement de la cheminée d'évacuation des gaz, mouillage du phosphate brut lors de son transport pour atténuer la diffusion des poussières et, bientôt, acquisition et mise en place d'un système de lavage des gaz d'évacuation avant leur diffusion.
Mais tout le monde est d'avis qu'à plus ou moins long terme, il faudra régler le problème de manière radicale.
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