Fraternité Matin (Abidjan)

Côte d'Ivoire: Projet du mensuel de l'éducation de Frat-Mat : acteurs et partenaires du système éducatif se prononcent

ELVIS KODJO

15 Juin 2005


Abidjan — "La mise en oeuvre d'un support crédible et pertinent sur l'éducation est un événement à encourager et à apprécier à sa juste valeur.

Vous encourageant à parachever votre oeuvre, je vous remercie dans le même temps de l'occasion que vous m'offrez de me prononcer sur votre projet.

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Les acteurs et partenaires du système éducatif se prononcent

M. Michel Amani N'guessan,Ministre de l'éducation nationale "C'est un évènement à encourager"

"La mise en oeuvre d'un support crédible et pertinent sur l'éducation est un événement à encourager et à apprécier à sa juste valeur.

Vous encourageant à parachever votre oeuvre, je vous remercie dans le même temps de l'occasion que vous m'offrez de me prononcer sur votre projet.

A mon sens, un journal de l'éducation est un projet viable, car éduquer c'est viser la reproduction des bases essentielles de la société, sa cohésion et la préparation des fondements de son progrès continu.(...)

(...)Il m'a été rapporté qu'à part Fraternité Matin et peut-être deux autres journaux, les rédactions ne spécialisent pas suffisamment les journalistes sur les questions relatives à l'éducation.

Généralement, ils sont chargés de la page société qui englobe plusieurs secteurs d'activité (environnement, santé, éducation, etc.).

Comme je le constate quelquefois dans les journaux, les articles sur l'éducation sont dilués ou mis à l'étroit dans ladite page. Alors que l'information éducative est d'une telle spécificité qu 'elle mérite d'être traitée autrement et de bénéficier d'un espace plus important.

Des journaux ont tenté de se spécialiser dans l'information éducative, mais ce fut des expériences éphémères.

C'est pourquoi, je suis avec un intérêt bienveillant le cahier de l'Education de Fraternité Matin qui a commencé avec le thème de la cohabitation Etat-Ecole privée.

Vous êtes aujourd'hui à 62 numéros du cahier de l'Education qui a abordé des préoccupations et non des moindres touchant au secteur de l'éducation/formation : la discipline à l'école, l'alphabétisation, les cantines scolaires de l'information et de la communication à l'école, etc.

Le dernier qui date du mercredi 18 mai 2005 a été consacré au congrès de la FESCI. C'est pour vous dire que je vous suis et que l'expérience est intéressante et mérite d'être continuée.

Votre intérêt pour les débats sur l'éducation vous a même valu une reconnaissance de l'Association pour le Développement de l'Education en Afrique (ADEA), à travers le Prix Africain du journalisme d'éducation.

C'est la pertinence du sujet traité (les problèmes de l'Enseignement supérieur), l'objectivité journalistique et la rigueur dans l'analyse du sujet qui vous ont valu cette distinction.

Votre démarche empreinte de professionnalisme vous a conduit vers des sources fiables pour la collecte des informations nécessaires à la rédaction de l'article primé.

C'est pourquoi, il est utile de rappeler que l'information juste et vraie sur l'éducation nationale est détenue par les gestionnaires de l'école. Par conséquent, la collaboration entre le monde des médias et l'école doit être soutenue pour que l'information qui en ressort soit crédible.

Je vous fais une confidence, déjà en septembre 2003, sur mes instructions, mon Service de Communication et des archives m'avait déjà proposé le Mensuel de l'Education pour connaître la philosophie de la politique éducative menée, promouvoir le dialogue et le consensus national sur le projet éducatif et les réformes de mon département. Ensuite, rectifier les idées fausses qui circulent sur le ministère et ses animateurs.

Du cahier de l'Education inséré dans le journal Fraternité Matin chaque mercredi, vous parlez aujourd'hui d'un journal entièrement consacré à l'éducation. Cela dénote de votre volonté d'approfondir l'expérience et de répondre à l'attente des acteurs et partenaires de l'Ecole ivoirienne.

Le Magazine de l'éducation de 52 pages que vous proposez de mettre sur le marché est un journal à cible parce qu'il est spécialisé dans le domaine de l'éducation. Il vise donc en priorité la communauté éducative.

L'option d'un tel journal présente certains avantages dont le plus important est de pouvoir aller en profondeur des sujets traités.

Le lectorat étant identifié, il est nécessaire de se pencher sur le contenu du magazine. Quelles informations attendent les gestionnaires et partenaires de l'école ?

Le magazine devra livrer à ses lecteurs l'information susceptible de les intéresser. La façon simple d'obtenir la réponse est de poser directement la question aux lecteurs potentiels par le biais d'une étude. Cependant, je pourrais déjà tenter de répondre à cette question parce qu'étant moi-même le premier responsable de l'Education nationale et en contact permanent avec tous les gestionnaires de partenaires de l'Ecole ivoirienne.

Ce qu'ils souhaiteraient lire, c'est moins les écrits sur les scandales, les grèves, les faits divers qui sont quelquefois inévitables dans le fonctionnement d'une grosse structure comme l'éducation nationale.

Mais ils sont très favorables à la démarche qui consiste à permettre aux usagers de l'Ecole ivoirienne de comprendre cette institution dans ses règles d'organisation, ses structures, procédures, rythmes, priorités et projets.

Le gestionnaire de l'école, en tant que manager, souhaite rendre le projet éducatif lisible et visible aux yeux de tous les usagers des services que l'école offre.

Je dirai même que le ministère de l'Education nationale a l'impérieuse obligation d'expliquer sa politique éducative, sa vision de la nouvelle école, ses décisions, parce que les citoyens ont droit à l'information sur tout ce qui touche à leur vie individuelle et collective.

En matière d'éducation/ formation, le monde scolaire a jusque-là parlé de l'acquisition des savoirs, savoir-faire et savoir-être pour l'expression de compétences disciplinaires, techniques et professionnelles. De nos jours, de plus en plus , je pense avec la communauté éducative que le faire-savoir devrait intégrer la formule, car il est tout aussi important que les autres aspects susmentionnés.

C'est aussi un constat que les échecs des réformes et les crises ont souvent été imputés en partie à une absence ou une mauvaise politique du faire-savoir.

Vu ainsi, c'est un exorcisme qui entraîne petit à petit des effets positifs sur l'attitude des gestionnaires de l'école et leur perception de la communauté en général et de la presse écrite en particulier.

Cette situation favorable devrait être exploitée pour une collaboration instructive entre l'école et la presse.

Il faudrait briser par votre comportement professionnel la méfiance des gestionnaires de l'école pour ce que l'on imagine de certaines méthodes du milieu de la communication et surtout de la presse écrite privée.

La méfiance est un obstacle individuel qui favorise la rétention de l'information. C'est pourquoi, au nom de la famille de l'Education nationale, je lance un appel aux journalistes à qui je ne prétends pas apprendre leur métier.

J'ai toujours considéré le journaliste comme un agent de communication conscient de l'importance du rôle social qu'il joue. Il aide ses lecteurs à se former une opinion. Il ne doit pas chercher à fabriquer l'opinion du lecteur, car il a le devoir de traiter l'information de façon honnête, impartiale et complète. Informer tout simplement juste de vrai.

Il a la latitude de critiquer l'action du gestionnaire de l'école. Ce qui est son droit, mais il doit le faire objectivement et dans la recherche de la vérité. Il critique pour construire et pour non détruire.

Ce faisant, il pourra créer une relation de confiance entre les acteurs de l'école et lui, et cela, au bénéfice de l'éducation.

Ces temps modernes consacrent la communauté comme un outil de gestion incontournable et l'Ecole ivoirienne ne saurait s'isoler de ce mouvement. Je puis vous affirmer que dès le départ mon département a intégré le fait qu'il faille instaurer une nouvelle dynamique d'échanges interactifs avec la presse.

Tout support crédible pour la promotion de projets éducatifs sera toujours bien accueilli. Le magazine de l'éducation de Fraternité Matin bien conçu et bien utilisé peut servir d'outil pédagogique. C'est ce que je lui souhaite le plus.

Pour terminer, je dirai que l'amélioration de la communication pour l'éducation doit être le credo à la fois de l'école et du monde de la communication. Ensemble, créons les conditions favorables pour ce type de communication.

Le magazine de l'éducation doit donc pouvoir renforcer la cohésion nationale autour de l'Ecole ivoirienne, surtout en cette période post-crise, et promouvoir un dialogue national sur les préoccupations majeures du monde éducatif.

Je vous remercie et bonne chance.

Séminaire sur le mensuel de l'éducation de frat-mat

M. Gnamien Messou,Secrétaire général du SYNARES "Enjeux et nécessité d'information sur le système"

(...) Enjeux nécessité d'information sur le système : attentes du public et contribution des partenaires

Face à l'impossibilité d'une prise en charge des problèmes de l'éducation par la puissance publique toute seule, les mesures essentielles sur les initiatives de modification à apporter au système doivent être expliquées à tous les partenaires. Par exemple, le SYNARES a lancé l'idée il y a environ trois ans de la nécessité d'augmenter notablement les frais d'inscription à l'Université. Il faut reconnaître qu'une meilleure communication sur les raisons, les enjeux d'une telle décision nous auraient permis de mieux faire passer une telle décision.

Ce seul exemple suffit pour montrer l'importance de la communication dans l'oeuvre d'éducation aujourd'hui. C'est pourquoi, le monde de l'éducation a besoin d'un organe spécifique pour véhiculer les informations du domaine.

Les informations doivent être élaborées en direction des étudiants, des enseignants, des parents et du grand public.

Les informations pouffaient être livrées également sur support numérique pour faciliter leur mise à jour et leur archivage.

Information en direction des étudiants

La diversité de l'offre d'éducation aujourd'hui fait obligation de donner des informations très précises aux candidats à l'enseignement. supérieur Dans cette perspective, ce mensuel de l'éducation pourrait être un support pour les promoteurs du système pour présenter leurs offres. Les présidents d'université pourraient y présenter les filières, les promoteurs privés leurs écoles et ce qu'elles apportent de nouveau au système. C'est le lieu d'indiquer que la mauvaise information est à la base de la mauvaise orientation de nombre d'étudiants, source d'échec dans bien des cas. Les colonnes du mensuel pourraient donner l'occasion aux étudiants de donner leur avis sur les formations proposées.

L'instauration d'un tel débat contribuerait significativement à faire baisser la tension sur les campus universitaires puisque l'occasion serait donnée aux étudiants d'exposer leurs griefs; contre le système. Ils n'auraient pas de prétexte pour exercer des violences sur les autres acteurs du système.

Informations en direction des parents

Depuis quelques années, on assiste à une démission totale des parents sur l'ensemble des questions qui concernent l'école. Cette situation a elle-même été favorisée par la rupture d'information en direction des parents d'élèves et d'étudiants en Côte d'Ivoire de la part des animateurs du système. De nombreuses questions devraient être débattues à travers les colonnes du journal. En effet, en plus des informations en direction des étudiants qui pourraient les intéresser, les parents pourraient participer à des forums de discussion sur toutes les questions de réorientation du système. Leur avis et leur adhésion sont importants dans la réussite de chaque projet éducatif

Information en direction du grand public

L'école aide à la formation intégrale de l'homme. De plus, elle doit être au service du développement. C'est pourquoi, il faut permettre au grand public de faire le lien entre une bonne formation et un système économique performant par exemple.

La performance d'un système éducatif se mesure aussi par l'avenir des formés. C'est pourquoi, la question du système de valeurs préoccupe le grand public. Si la société toute entière fait l'apologie de la médiocrité, il est évident que le public commencera à perdre confiance en l'école comme moyen de formation de l'élite. Cet aspect de 1a performance externe du système préoccupe le grand public au plus haut point, la parole devrait être donnée à des opérateurs économiques pour expliquer l'évolution de leur secteur d'activité et les exigences de formation qui en ont résulté. Des pages devraient donner l'occasion aux chercheurs de nos universités d'expliquer ce qu'ils font. Cette dimension de l'Université reste un mystère.

Les préoccupations du public peuvent aussi être prises en compte dans l'élaboration de projets de recherche. C'est justement ce rapport entre recherche et développement qui fera naître la confiance entre l'école et les citoyens. En conclusion, cette revue viendra combler un vide. Celui de permettre aux ivoiriens de participer au grand débat sur les questions relatives à l'éducation de manière générale. L'école a besoin d'être soutenue au regard des mutations profondes qu'elle traverse et des mesures vigoureuses qui doivent être prises pour son adaptation à l'évolution

sociale. Il est donc indispensable que toutes les composantes de la société comprennent le fondement des réformes nécessaires pour maintenir un système de formation et de recherche capables de soutenir nos projets de développement

M. Soro Mamadou Secrétaire général du SYNESCI "Ce mensuel viendra combler un vide" (...) Le contenu du magazine devra être varié et prendra en compte les préoccupations des animateurs fondamentaux du système éducatif à savoir les décideurs, les enseignants, le personnel d'encadrement, les apprenants, les parents.

Les attentes potentielles des apprenants.

La thématique du magazine pourrait s'articuler autour d'aspects.

Aspects Socio-politiques Des rubriques variées sur :

Le problème de la violence en milieu scolaire. La contribution du magazine à favoriser chez les apprenants une culture de la citoyenneté et des principes démocratiques ayant comme sous-thèmes :

La culture de la tolérance par l'acceptation de l'autre.

Le respect du bien public.

Le respect des institutions et des personnes qui les incarnent .

Le problème de l'alcoolisme, du tabagisme, de la drogue.

Le problème des enfants en situation sociale extrêmement difficile.

La lutte contre les disparités du genre sexuel.

Aspect sanitaire

Sensibilisation au VIH SIDA et aux autres maladies endémiques.

Les questions de salubrité et d'hygiène.

Sensibilisation aux grossesses indésirées.

Attentes des organisations syndicales et associations.

Présentation si possible des différentes organisations d'enseignants et de parents d'élèves (mode de fonctionnement, idéologie...)

La création de rubriques pour l'expression des syndicats sur les questions essentielles.

Le magazine doit être un cadre d'échanges intellectuels entre différentes organisations syndicales, les associations des parents d'élèves.

Le magazine doit être un moyen de diffusion pédagogique (nouvelle méthode pédagogique) à l'instar de l'ex-Frat-Hebdo.

Rubrique des jeux- concours dans les différentes disciplines à l'intention des élèves.

Attentes du public extérieur au monde scolaire.

*Informations sur les procédures de transfert

*Informations sur les conditions d'orientation des élèves.

Informations sur les concours entre deux cycles relatives aux possibilités d'insertion des élèves dans la vie active.

Partenaires

Bailleurs de fonds

-UNICEF

-UNESCO

-PNUD

-MEN

Ministère de l'Enseignement technique et professionnel

-Banque mondiale

-Ministère de la Famille et de l'Enfant

Syndicats

-Enseignants

-Elèves

-Parents d'élèves

-ONG spécialisées : EPT

Contributions

- Les ministères donnent les informations sur la conception des projets éducatifs et le financement .

- Les bailleurs de fonds assurent l'aspect financier et matériel, l'expertise et la formation.

ONG spécialisés s'occupent et de l'encadrement .

-Syndicats: analysent, critiquent et proposent des idées.

Le SYNESCI réitère ses remerciements aux responsables du groupe Fraternité Matin et les exhorte à tout faire pour réaliser ce projet. Il les rassure de son entière disponibilité pour sa contribution à l'animation de certaines rubriques.

M. Gnolou Paul Secrétaire général Adjoint du SNEPPCI "Le SNEPPCI se rejouit d'être associé à ce rêve"

(...) Nous nous félicitons de la conception de votre projet de création d'un mensuel de l'Education qui à n'en point douter sera un outil essentiel aussi bien pour les enseignants, les apprenants que pour les parents d'élèves.

Nous fondons donc notre espoir sur ce mensuel de l'Education qui vient combler un vide. Et quand on sait que ce projet est piloté par un groupe de presse de la trempe de FRATERNITE MATIN, référence en matière de production et de diffusion à travers le monde, disposant d'une impressionnante potentialité tant humaine, matérielle que financière, on ne peut qu'être assuré du succès de cette entreprise.

Aussi, le SNEPPCI se réjouit-il d'être associé à la réalisation de ce rêve qui sera réalité sous peu.

Mais quelle est la contribution du SNEPPCI dans un tel projet ?

Quelle est la contribution des profanes que nous sommes dans un projet conçu par des professionnels rompus en la matière ?

Quelles sont les attentes du SNEPPCI ?

Le SNEPPCI peut apporter beaucoup, à commencer par notre présence ici ce matin.

C'est une présence qui traduit notre adhésion totale au projet. Le SNEPPCI, c'est 32 000 membres, 144 sections locales à travers tout le territoire national, 21 sections régionales et un Bureau exécutif national de 25 membres. Ce potentiel organisationnel est un atout pour la promotion de l'information éducative que vise le magazine.

Nos structures déconcentrées pourront dans les différentes régions, sensibiliser les enseignants par rapport à l'utilité d'un tel document.

Le SNEPPCI, principal syndicat d'enseignants suffisamment formés, invitera ses militants à accorder un intérêt particulier à ce mensuel.

Il les encouragera à produire des réflexions à l'écrit pour l'édification de ce numéro commun.

Nos conseillers pédagogiques, directeurs d'école et enseignants pourront proposer leur expertise dans la structuration des contenus de ce périodique qui sera pour nous fondamental. N'est ce pas aussi un marché potentiel capable d'apporter une plus value substantielle '?

Nous attendons donc beaucoup de ce mensuel.

Pour le SNEPPCI, le premier support publicitaire d'un ouvrage est d'abord et avant tout son contenu.

C'est pourquoi, nous souhaitons que le fond soit exclusivement lié à la chose éducative en mettant l'accent sur les problèmes qui minent l'école ivoirienne notamment:

- la formation au rabais des enseignants du primaire

- la dévalorisation de la fonction enseignante

- les conditions de travail exécrables des instituteurs

- les classes pléthoriques

- l'insuffisance des infrastructures scolaires

- les programmes et les emplois du temps surchargés

- les matériels didactiques inexistants

- le caractère très sélectif des concours scolaires

- les échecs scolaires

- la démission des parents d'élèves

- la violence à l'école, etc.

On pourrait aussi donner des informations sur :

- la pédagogie générale

- les méthodologies des disciplines à l'école

- la vie et les oeuvres pédagogiques (PIAGET - FRENET- WALLON)

- l'histoire de l'école ivoirienne

- la vie des écoles dans les régions

- les exemples de réussite dans les écoles

- les épreuves des examens pour les préparations

- l'éducation à la citoyenneté

- le profil de carrière

Mesdames et Messieurs les journalistes, voici quelques pistes que nous proposons, sans toutefois omettre que nous attendons aussi une compensation à la hauteur de notre engagement pour la promotion de notre oeuvre commune.

M. Soumahoro Vassiriki 2e S.G du SYNEEPSECI, chargé de la communication "Eclairer les parents d'élèves..."

(...) Force est de reconnaître que la plupart des parents qui à la rentrée sont confrontés à la scolarisation de leurs enfants, n'ont qu'une idée vague des différentes écoles privées. C'est généralement, au hasard donc que se fait le choix hautement essentiel de l'établissement devant se charger de l'avenir de leurs enfants. Or ce choix détermine le destin scolaire de l'enfant.

Le nouveau magazine de l'éducation devrait collecter des données fiables et crédibles sur les différentes écoles privées de Côte d'Ivoire pour les mettre à la disposition de la population Ivoirienne afin de l'éclairer davantage sur ce secteur devenu incontournable dans le système éducatif ivoirien.

Le SYNEEPSECI reste entièrement disposé à apporter à tout instant son concours à la réalisation de cet objectif. Le classement des écoles privées Le nouveau magazine, dans le prolongement du chapitre précédent, devra permettre à ses lecteurs d'avoir une meilleure visibilité dans le monde de l'éducation en Côte d'Ivoire en établissant un "Top 10 " des écoles privées.

Le SYNEEPSECI est prêt à engager l'ensemble de ses sections présentes dans toute les écoles privées disséminées sur toute l'étendue du territoire national dans la Collecte des données nécessaires à la réalisation de cet objectif.

Il ne nous parait pas utile de relever le rôle de catalyseur que pourrait constituer une telle entreprise tant ces établissements tiennent à leurs images en dépit de toutes les déviations auxquelles ils se livrent tout au long de l'année scolaire.

Ce classement créera une émulation certaine, entre les différentes écoles pour occuper le haut du tableau et obligera les minables d'entre elles à faire des efforts supplémentaires pour sauver leurs clientèles par l'amélioration de leur rang.

Etre présent sur le net

Le premier constat que l'on a eu à faire après l'ouverture du cyber café du collège voltaire de Marcory, où nous sommes enseignant, est la diminution de la fréquentation des maquis environnant par les élèves.

Malheureusement ces élèves, une fois sur le Net ne s'intéressent qu'aux sites Peu recommandables. Notre position est qu'il nous appartient de leur offrir des sites alternatifs et de tout mettre en oeuvre pour les y intéresser.

Des expériences réussies existent en la matière et le site du magazine de l'éducation de Fraternité Matin pourrait constituer cette alternative salutaire. Promouvoir les réussites majeures dans les cas d'innovations dans le domaine culturel.

Le collège IPES de Yopougon expérimente, depuis deux ans, une expérience inédite dans l'enseignement de nos cultures traditionnelles.

Le futur magazine de Fraternité Matin pourrait ouvrir une lucarne sur cette expérience afin non seulement de la promouvoir mais aussi pour aider à l'améliorer. Mieux le nouveau magazine devra mettre un point d'honneur à promouvoir toute expérience similaire partout où cela existe.

Telles sont, Mesdames et messieurs de façon ramassée quelques réflexions que le SYNEEPSECI par notre modeste voix voudrait partager avec l'ensemble des participants au séminaire.

Mme Yao Yao Odette,S.G de la commission ivoirienne pour l'UNESCO "Ce mensuel doit être un socle d'apprentissage"

(...) L'initiative de la création d'un magazine sur l'éducation emporte l'adhésion de la Commission Nationale Ivoirienne pour l'UNESCO.

Pour répondre à cette préoccupation, il convient d'abord de définir le concept d'éducation pour mieux appréhender ses contours. En effet, le mot " éducation " désigne le processus global de la société par lequel les personnes et les groupes sociaux apprennent à assurer consciemment, à l'intérieur de la communauté nationale et internationale et au bénéfice de celle-ci, le développement intégral de leur personnalité, de leurs capacités, de leurs attitudes, de leurs aptitudes et de leur savoir. Cc processus ne se limite pas à des actions spécifiques.

Toute personne-enfant, adolescent ou adulte- a besoin d'opportunité éducative pour acquérir les outils d'apprentissage essentiels et le contenu de base de cet apprentissage nécessaires à sa survie, au plein développement de ses capacités et à une pleine participation au développement sur les plans personnel social et national. La portée de l'éducation de base varie d'un pays à l'autre mais elle constitue toujours le socle de l'apprentissage tout au. long de la vie et la filière d'apprentissage qui permet de passer sans accroc de la petite enfance à l'école primaire puis de l'école au premier cycle du secondaire.

C'est pour cela que l'Éducation apparaît comme une question clé du développement. Elle est indispensable pour développer les capacités humaines et éliminer la pauvreté. Elle est nécessaire pour favoriser la croissance économique, créer des possibilités d'emploi, encourager la participation civique et l'épanouissement des individus.

Aussi, cette initiative de création de magazine de l'éducation vient à son heure et donc est à saluer. En effet, ce magazine vient combler un vide en tant que vecteur d'informations et moyen de diffusion et de partage du savoir.

L'UNESCO fonctionne comme un laboratoire d'idées. Elle remplit également une fonction normative en élaborant des textes universels sur les nouvelles questions éthiques. L'organisation sert aussi de centre d'échange d'information- qui diffuse et permet de partager l'information et le savoir tout en aidant les Etats membres à développer leurs capacités humaine et institutionnelles dans divers domaines. En bref, l'UNESCO promeut la coopération internationale au sein de ses 190 Etats membres dans les domaines de l'éducation, de la science, de la culture et de la communication. Néanmoins par le Programme international pour le Développement de la Communication (PIDC), elle oeuvre à améliorer les ressources techniques et humaines des médias indépendants et pluralistes dans les pays en développement et dans les pays en transition. Le PIDC aide à financer tout un éventail de projets : des cours de formations à la modernisation des agences de presse et des organismes de radiodiffusion en passant par le soutien de médias communautaires. La Côte d'Ivoire est membre de cette structure et le point focal est Monsieur Deby Dally de l'Agence Ivoirienne de presse. Ainsi donc l'UNESCO apporte toujours un soutien multiforme aux activités dans les Etats membres sans être un bailleur de fonds au sens strict de terme.

Pour notre part, comme résultats attendus nous proposons. Les informations éducatives sont accessibles :

dans toutes les bibliothèques et tous les CDI des établissements scolaires ; les rayons à journaux des librairies ; les grandes directions du Ministère de l'Éducation Nationale

Le renforcement des capacités de la population cible est fait ; le mensuel est devenu un document de référence cité dans toutes les bibliographies par les utilisateurs et les partenaires du système éducatif:

le mensuel est devenu un support pédagogique

Etant donné la noblesse des objectifs et la diversité, l'aspect éthique quant au choix des thèmes de publicité doit être respecté. Par ailleurs, I1 faudra veiller à la qualité du papier, à 1a lisibilité des textes et aux choix de l'iconographie. Pour préserver l'environnement, l'UNESCO préconise l'utilisation de matériel biodégradable et recyclable. Ce magazine doit être attrayant et agréable à lire. Pour ce faire, les thèmes abordés doivent répondre aux attentes de la population.

De la potentialité à l'effectivité du marché, l'intérêt du journal doit être tel que. chaque lecteur doit s'approprier son numéro, ce qui doit être soutenu par l'accessibilité du coût du journal.

D'ailleurs, l'idéal est que ce magazine soit distribué gratuitement car pour l'UNESCO, l'éducation est un droit fondamental et inaliénable. A défaut, le coût doit être apprécié au minimum.

Au terme de cet exposé, la Commission Nationale ne peut que féliciter le Groupe Fraternité Matin, pour cette initiative louable, opportune, appréciable, qui vient soutenir les efforts déjà consentis en vue de la promotion d'une éducation de qualité.

Ce magazine vient alors combler un vide. Il doit être un socle d'apprentissage. Pour ce faire, les thèmes abordés doivent répondre aux attentes du public cible.

M. Kalé Kouamé (UNICEF) Ce mensuel doit aider à informer et à sensibiliser la population ivoirienne

Les enfants ivoiriens ou vivant en Côte d'Ivoire sont nombreux à avoir connu l'expérience triste des écoles fermées ou détruites, dans les zones sous contrôle des Forces nouvelles ou des effectifs pléthoriques dans des classes inadaptées avec des emplois du temps déséquilibrés, dans des zones sous contrôle gouvernemental.

Beaucoup d'enfants affectés par la crise en Côte d'Ivoire auraient été heureux et reconnaissants de reprendre le chemin des écoles dans des conditions qui permettent de dire que l'Ecole est l'amie des enfants.

Le mensuel de l'Education du Groupe Fraternité Matin arrive à temps pour aider à mener le combat de l'information, de la sensibilisation de la population ivoirienne.

En tout cas, l'UNICEF y compte beaucoup et est prête à contribuer à l'éclosion de cet instrument indispensable à l'éducation en Côte d'Ivoire.

M. Malanhoua Kouassi Aimé,Point focal Campagne Mondiale pour l'éducation "Fédérer les énergies pour la réussite de cette belle oeuvre"

Considérée comme un partenaire de l'éducation, la Campagne Mondiale pour l'Education voudrait bien exposer sa propre contribution (A) distincte de celle des autres structures (B)

L'engagement de la CME

La Campagne Mondiale pour l'Education est pratiquement récente en Côté d'Ivoire. Mais elle est une institution universellement reconnue car englobant des membres de renommée tels : Save The Children Alliance, Care, Oxfam, action Aid, Ancefa et autres.

La représentation ivoirienne s'engage à fournir la documentation nécessaire. Pour preuve nous vous transmettons le dernier bulletin scolaire de la CME qui a 1e mérite de classer les Etats du monde accordant une priorité à l'aide du développement de l'éducation. Ce bulletin intitulé la " cible manquée " vous permettra d'apprécier certains indicateurs pertinents de l'éducation au niveau international.

Nous ferons connaître le projet à la structure mère en Grande Bretagne et en Belgique pour qu'officiellement des informations internationales issues de centre de recherche en éducation soient utilement acquises.

L'apport des autres structures internationales

En matière d'éducation, et surtout d'information, la rareté et l'authenticité est de mise.

La CME est membre de la seule consultation collective des ONG pour l'Education Pour Tous. Un bon plaidoyer permettra de faire inscrire le groupe Fraternité Matin dans le groupe de haut niveau.

Le Directeur Général de l'UNESCO, lui-même a reconnu que la société civile doit appuyer l'Etat pour une éclosion de la société civile pour qui l'Etat travaille. Il a alors exhorté la Communauté internationale " à se mobiliser, à repenser la mise à disposition et les modalités de l'aide, à identifier de nouvelles sources et mécanismes de financement, et montrer qu'elle est capable de traduire ses paroles en actes. [...] La communauté internationale doit aider à l'élaboration de stratégies qui contribuent à augmenter l'épargne, à attirer les investissements privés, à améliorer l'efficacité des systèmes financiers locaux, à mieux gérer et à réduire la dette, à améliorer la gestion des finances publiques et à optimiser l'usage qui est fait de l'aide publique au développement. "

De ce qui précède, l'aide financière n'est pas nécessairement directe. Elle peut se faire par le canal de l'Etat, de la CME, l'UNICEF et autres institutions internationales.

Ainsi, à titre d'exemple, il suffit d'un appui institutionnel notamment celui des différents ministères techniques pour rendre simplement crédible votre noble projet au plan international. L'exemple du Sénégal est à suivre. Des structures ont reçu des financements pour le lancement de périodiques dans le domaine du développement et bien sûr de l'éducation.

Honorables invités, nous venons, il est vrai, de franchir ensemble étape décisive. Cette fois pas par une action du ministère mais surtout par l'initiative d'un groupe de presse, Fraternité Matin.

Aujourd'hui, et depuis toujours, ce groupe de presse nous a administré la preuve tangible de son engagement dans ce sens. Nous ne doutons pas qu'il continuera sur cette voie.

Nous souhaitons une bonne réalisation du projet.

Nous sommes largement convaincus que seule la fédération des énergies pourrait nous conduire à la réussite de cette belle oeuvre, d'ailleurs noble.

Je vous remercie de votre aimable attention.

kmalanhoua@yahoo. Fr

M. Babi Clovis, Président de l'U.D.E "Il faut anticiper par la communication avec nos enfants"

(...) La Côte d'Ivoire doit éduquer, instruire et former ses enfants pour demain car comme le dit le penseur chinois Kuan Ching Tsu: "Si tu veux des Résultats durant l'année, sème des grains,

Si tu veux des Résultats durant dix ans, plante des arbres,

Si tu veux des Résultats durant la vie, forme des femmes et des hommes". La Côte d'Ivoire veut-elle des Résultats durant la vie? Si oui les Ivoiriens en Général, les Associations et Syndicats en particulier ne doivent plus garder le silence devant les dérives et autres actes de violence. Nous devons anticiper pour la communication avec les animateurs, acteurs en général et les élèves et Etudiants en particulier.

Il faut anticiper par la communication avec nos enfants.

Mesdames et Messieurs, je voudrais enfin saisir cette opportunité, pour remercier les organisateurs de cette rencontre. L'Union pour la Défense de l'Ecole est honorée par cette invitation, elle qui vient de naître le 18 décembre à Abidjan. L'Union pour la défense de l'Ecole (U.D.E) se veut une association de consommateurs de l'Ecole. Nos experts pourraient bénéficier de vos pages pour un regard critique sur notre système éducatif, et faire des propositions constructives. En tout état de cause l'Union pour la Défense de l'Ecole et les autres Associations mèneront le combat qui sauve notre avenir commun: l'Ecole, notre meilleur investissement, notre épargne la plus sure pour une Côte d'Ivoire rayonnante, lumineuse et puissante.

Fête du mérite au collège moderne de yopougon :

Hane Mamadou, le surdoué

Ceux qui sont ce qu'ils sont le sont devenus à partir de ce que sont les élèves d'aujourd'hui ". Cette belle rhétorique du représentant spécial de l'Organisation internationale de la Francophonie en Côte d'Ivoire, M. Lansana Kouyaté, aura fait sensation samedi dernier au Collège moderne de Yopougon à la faveur de la cérémonie de distribution de prix qui marque la fin de l'année scolaire. M. Lansana Kouyaté, parrain de la manifestation, y est allé d'un geste de générosité en offrant la somme de 500 000 F aux majors de chaque niveau (6è, 5è, 4è et 3è), distingués d'un prix spécial portant son nom.

149 élèves ont été récompensés au cours de cette cérémonie, la deuxième du genre. "En organisant depuis l'an passé cette cérémonie de distribution de prix à nos meilleurs élèves, notre objectif est de récompenser l'effort des élèves méritants tout en suscitant l'émulation chez les autres. Il s'agit pour nous de donner à chacun des enfants de cette école, le goût de l'effort, un esprit de gagneur, des ambitions de réussite, malgré l'environnement tumultueux de l'école ivoirienne ", indiquera le principal de l'établissement, Mme Gohourou Coulibaly Natouma.

Fort de cette profession de foi, le Collège moderne de Yopougon est passé de 911 tableaux d'honneur l'année dernière à 1 328 cette année, tandis qu'au BEPC, le score est passé de 40 à 58%, soulignera-t-elle.

Les quatre majors sont : Hane Mamadou (6è) avec 17,73 de moyenne, Yavo Douffou Jean (5è) avec 15,24 de moyenne, Amani Konan Arsène (4è) avec 15,87 de moyenne, et Yao Jean Gervais (3è) avec 16,25 de moyenne. Le jeune Hane Mamadou, déclaré major des majors, a reçu, en outre, le prix spécial Abdou Diouf, du nom du secrétaire général de l'OIF.

Le ministre de l'Education nationale était représenté à la cérémonie par son directeur de cabinet, M. Sih Kah Honoré. On y notait aussi la présence du directeur régional d'Abidjan 1, M. Kabran Assoumou.

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