Fraternité Matin (Abidjan)

Côte d'Ivoire: Adoption des textes de Marcoussis : les groupes parlementaires s'apprêtent à reagir à la lettre de Mbeki

Barthélemy Kouamé

13 Juillet 2005


Abidjan — Les groupes parlementaires devraient réagir, «dans les heures qui viennent», à la lettre du médiateur de l'Union Africaine. Dans un courrier rendu public mardi soir, le Président Thabo Mbeki demande au chef de l'Etat ivoirien d'user de l'article 48 de la Constitution ivoirienne pour la modification de loi sur la commission électorale.

Interrogés ce mercredi, des députés ont indiqué que leurs groupes parlementaires respectifs s'apprêtaient à réagir à la lettre du Médiateur de l'Union Africaine dans la crise ivoirienne. «Le groupe parlementaire Pdci va donner une réaction dans les heures qui viennent », a indiqué au téléphone le député Allah Kouadio Remi. Qui s'est gardé de commenter la lettre du médiateur de l'Union Africaine, le Sud-africain Thabo Mbéki. « D'ailleurs, je n'ai pas encore lu intégralement le courrier», a-t-il déclaré.

Au Fpi, l'heure est également à la préparation d'une réaction du groupe parlementaire. Joint au téléphone, le député William Attéby a également dit ne pas pouvoir faire de commentaire individuel. «Le président du groupe parlementaire ou son vice-président va faire une déclaration », a révélé le député Attéby. «Avant cela, je ne peux pas faire de déclarations personnelles. Ce sont les consignes », a-t-il ajouté.

Mardi soir, le porte-parole de la présidence de la République, Désiré Tagro, a lu une lettre signée du médiateur de l'Union Africaine, le Sud-africain Thabo Mbéki, adressée au président Laurent Gbagbo. Dans cette lettre, le médiateur propose au chef de l'Etat ivoirien de faire usage de l'article 48 de la Constitution ivoirienne pour l'adoption de la loi portant «organisation, composition et fonctionnement» de la Commission électorale indépendante (Cei).

«Après consultation avec le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire et après avoir examiné toutes les autres voies pouvant permettre l'adoption des textes amendés, j'ai conclu que la meilleure voie est l'utilisation par le président de la République des pouvoirs que lui confère l'article 48 de la Constitution ivoirienne », a écrit le président Mbéki.

Dans son courrier, le médiateur a également expliqué que "la déclaration que nous avons signée le 29 juin 2005 à Pretoria stipule que les amendements de lois identifiées non conformes à l'accord de Linas Marcoussis devraient être adoptés au plus tard le 15 juillet 2005".

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