United States Department of State (Washington, DC)
Aviva Altmann
26 Juillet 2005
Washington, DC — La commission des affaires étrangères entend les ambassadeurs que M. Bush a nommés au Botswana, au Malawi et en Tanzanie.
Washington - Le 21 juillet, M. Alan Eastham, Mme Katherine Peterson et M. Michael Retzer que le président Bush a nommés récemment au poste d'ambassadeur au Malawi, au Botswana et en Tanzanie et dont la nomination doit être entérinée par le Sénat avant qu'ils puissent occuper leurs nouvelles fonctions ont fait une déposition devant la commission sénatoriale des affaires étrangères.
« Nous savons que l'Afrique est à une croisée des chemins (...) Nous constatons des progrès très positifs et de nombreuses possibilités pour l'avenir », a déclaré M. Mel Martinez (sénateur républicain de la Floride) qui présidait la séance. « Je pense que vous allez en Afrique à un moment opportun et historique. Je sais que vous aurez tous de nombreux défis à relever, mais que vous aurez aussi de nombreuses possibilités de promouvoir nos objectifs et ceux des peuples africains. »
Malawi
M. Alan Eastham a déclaré que les dossiers évoqués lors du sommet du groupe des Huit (G8) allaient occuper une place de choix dans les relations entre les États-Unis et le Malawi. Par ailleurs, il a indiqué son intention d'accorder la priorité à la lutte contre le sida et au maintien de la paix, ainsi qu'au maintien de la sécurité alimentaire du pays et à sa participation au Compte du millénaire (MCA).
Créé par le président Bush en janvier 2004, le MCA est un programme d'aide visant à récompenser les pays pauvres qui investissent dans les domaines de l'enseignement et de la santé, qui luttent contre la corruption et qui Å"uvrent en faveur de la bonne gouvernance. De nombreux pays africains essaient de se qualifier pour les financements offerts dans le cadre de ce programme.
« Si la Société du Compte du millénaire accepte le Malawi pour un programme du seuil de 20 millions de dollars, cela devrait permettre à ce pays d'améliorer ses résultats conformément aux critères de participation au MCA. J'espère que le Malawi finira par remplir les conditions requises pour bénéficier d'un accord d'aide avec la Société du compte du millénaire », a déclaré M. Eastham.
M. Eastham et son épouse Carolyn, qui est aussi diplomate, ont déjà été en poste au Népal, en Inde, en France, au Kenya, en République démocratique du Congo et au Pakistan.
Bostwana
Mme Katherine Peterson est également une diplomate chevronnée qui a accumulé trente années d'expérience au département d'État. Elle a été ambassadrice des États-Unis au Lesotho et directrice générale du Bureau des services pour les citoyens à l'étranger. Elle est actuellement directrice de l'Institut du service diplomatique à Washington.
Durant sa déposition, elle a longuement abordé la question du sida. Après avoir cité des statistiques relatives au nombre élevé de personnes touchées par cette maladie au Botswana, notamment le fait que près de la moitié des Botswanais âgés de 25 à 29 ans sont séropositifs et que 700.000 enfants ont perdu au moins un de leurs parents à cause du sida, Mme Peterson a fait l'éloge de la politique énergique du gouvernement botswanais contre cette maladie. « C'est le premier gouvernement qui s'engage à offrir gratuitement un traitement antirétroviral à tous les citoyens, et il constitue un modèle pour tous les autres pays. »
Afin de montrer comment les États-Unis coopéreraient avec le Botswana pour lutter contre la pandémie, Mme Peterson a cité les 40 millions de dollars promis dans le cadre du Plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida et indiqué plusieurs façons spécifiques dont ces fonds seraient dépensés pour aider le personnel médical. « Notre rôle est de soutenir le programme du gouvernement », a-t-elle dit en indiquant que ce soutien consistait à fournir du personnel ainsi que du matériel de laboratoire et de distribution, un appui logistique et un système de gestion des médicaments.
Tanzanie
Ancien capitaine de l'armée de l'air et trésorier de la Convention nationale du parti républicain, M. Michael Retzer espère utiliser son expérience d'homme d'affaires à Dar es-Salaam, en Tanzanie.
L'un de ses principaux objectifs sera d'améliorer les relations commerciales entre les États-Unis et la Tanzanie. A cet égard, il a fait état du déséquilibre commercial entre ces deux pays, en indiquant que les exportations de la Tanzanie aux Etats-Unis s'élevaient à 20 à 25 millions de dollars, alors que ses importations en provenance des Etats-Unis atteignaient 125 millions de dollars.
Il a ensuite déclaré que le gouvernement tanzanien avait pris des mesures importantes pour libéraliser son économie et souligné que le taux réel de croissance économique du pays était de 5 à 7 % depuis cinq ans. « Il est important, du point de vue de nos intérêts, que la Tanzanie ait une économie vigoureuse et florissante. »
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