Depuis 2 ans, il anime un programme national sur une radio communautaire.
Frêle, réservé et timide à priori, il ne paie pas de mine. Et pourtant, c'est lui qui, depuis un peu plus de deux ans, s'est identifié au journal matinal du 8 heures de la Radio communautaire de développement de la Mvila (Rcdm). «Vous savez bien que le sommeil matinal est bon et tout le monde ou presque ici fuie la préparation et la présentation du journal matinal. Et comme j'avais accepté au départ le présenter, j'étais à tous les coups programmés. Au départ, je m'insurgeais contre cette injustice. Mais petit à petit, j'ai accepté la chose tel quel et aujourd'hui, le journal matinal de la Rcdm s'identifie à moi», relate Guy Roger Mvondo, animateur socioculturel de formation après ses études secondaires. «Je ne compte toujours pas sur les sujets retenus en conférence de rédaction la veille. Je suis moi-même les informations d'autres radios et j'ai mes propres sources locales qui m'informent. Et c'est ça qui permet au journal matinal d'être dynamique et un peu plus consistant tous les jours», poursuit-il.
Malgré ce travail qu'on pourrait qualifier d'harassant, Guy Roger Mvondo, à peine 28 ans atteints et que ses collègues aiment intriguer en appelant «mangeur de chiens» car natif d'Ebolowa de la tribu des Yevol, ne se limite pas là. Il est en même temps monsieur sport de la Rcdm avec son émission «100% sport». «Mon rêve a toujours été d'animer une émission sportive du moment où moi-même suis un bon footballeur. Pour la préparation de ces émissions de sport, je passe en revue les différents journaux qui tombent sous ma main. Je suis les autres émissions de sport des autres radios et chaînes de télévision. Je consulte régulièrement le net. C'est ça qui fait ma force et me permet toujours d'avoir des exclusivités sur ce qui passe hors du Cameroun, sportivement parlant», dira Guy Roger. Un travail qu'il fait également depuis un peu plus de deux ans malgré la charge familiale, car père de quatre enfants.
Tout ceci ne fait pas prendre la grosse tête à notre journaliste qui nourrit des ambitions légitimes. «Mon souhait est de continuer à me former dans ce travail ô combien noble. La finalité pour moi étant de devenir un free lance, journaliste reporter d'images».

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