Burundi — La RADIO PUBLIQUE AFRICAINE (RPA), une station privée émettant de Bujumbura, capitale de la République du Burundi a été mise sous scellés dimanche 24 juillet 2005 par des agents de la police.
Par la même occasion, huit personnes (tous journalistes), travaillant pour la station de la RPA, ont été interpellées, avant d'être relâchées peu après minuit locale, dimanche 24 juillet 2005.
Selon les informations obtenues par Journaliste en danger (JED), des policiers sont venus à la station de cette radio et ont posé des scellés aux portes, sans moindre respect de procédure. Cette fermeture de la RPA aurait été ordonnée par le Conseil national de la communication (CNC), organe de régulation des médias au Burundi, qui reprocherait à la RPA d'avoir commis des « manquements graves » à la loi sur la presse.
Background
La RPA avait été suspendue pour une durée indéterminée, jeudi 14 juillet 2005 sur une décision du CNC. La radio avait observé 48 heures d'interruption de ses émissions (19 et 20 juillet 2005) dans l'espoir que le CNC lèverait sa suspension. La mise sous scellés de la RPA intervient après que la radio ait décidé de passer outre la léthargie du CNC.
Le CNC reprochait à la RPA d'avoir « violé la loi portant respect du pluralisme et de l'équilibre de l'information par les médias pendant la campagne électorale au Burundi » et d'avoir « diffusé des propos diffamatoires, injurieux, offensant et portant atteinte à l'honneur de la CNC ».
Pour le CNC, la RPA aurait couvert en directe uniquement les manifestations (meetings ) de deux partis politiques sur la trentaine des formations engagées dans les élections communales et législatives qui avait eu lieu respectivement le 3 juin et le 4 juillet 2005. Ces deux élections avaient été remportées par l'ancienne rébellion des forces pour la défense de la démocratie (FDD) au détriment du parti présidentiel, le Front pour la défense de la Démocratie au Burundi (FRODEBU) .....................
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