Burundi — Reporters sans frontières dénonce la brutalité de la censure exercée à l'encontre de la station privée burundaise, Radio publique africaine (RPA).
« Il est choquant que les autorités envoient des policiers armés, pour fermer les locaux de la station et arrêter des journalistes, a déclaré l'organisation. Nous regrettons que la Commission nationale de la communication (CNC) n'ait pas respecté son engagement de rouvrir la station, après 48 heures de suspension, les 19 et 20 juillet ».
Les locaux de la radio ont été fermés le 22 juillet, empêchant ainsi la diffusion des programmes. RPA avait repris ses émissions le 21 juillet, après deux jours de suspension, et malgré l'interdiction délivrée par la CNC. Des officiers de police ont affirmé que l'ordre de fermeture avait été donné le 22 juillet par le président Domitien Ndayizeye, Ce même jour, huit journalistes de la radio avaient été arrêtés, avant d'être relâchés quelques heures plus tard. Le président du Burundi a reçu, le lendemain, des associations de journalistes qui assurent une médiation entre la CNC et RPA.
Selon le porte-parole de la présidence, RPA devrait rouvrir dans peu de temps. Le président de l'Observatoire de la presse au Burundi, l'Abbé Emmanuel Muyehe, a également affirmé que les émissions reprendraient dans la semaine.
RPA avait été suspendue le 14 juillet, pour une durée indéterminée. La CNC lui reprochait de ne pas avoir respecté le « pluralisme », dans sa couverture des élections communales et législatives, du 3 juin et 4 juillet derniers. La radio est accusée de ne pas avoir retransmis en direct les meetings du parti présidentiel, le Front pour la défense de la démocratie au Burundi (FRODEBU).
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