Y. Sangaré
2 Août 2005
50 sociétaires et dirigeants du Bureau ivoirien du droit d'auteur sont en conclave à Grand Bassam. Objectif : proposer des pistes de réflexions pour la réforme des textes régissant cette structure.
Apaiser les tensions dues à la méconnaissance d'une société de gestion collective, appropriation par les artistes des textes régissant le BURIDA, recenser et recueillir les propositions et suggestions pour une reforme des statuts du BURIDA C'est en filigrane, les buts visés par les sociétaires et dirigeants réunis, depuis hier lundi 01 août, à l'Institut industriel de l'Afrique de l'ouest de Grand-Bassam. Il s'agit pour eux, à travers diverses communications articulées, entre autres, autour des notions fondamentales du droit d'auteur et des droits connexes, des fondements et principes de la perception des redevances en gestion collective, des rôles et fonctions des organisations représentatives des sociétaires dans la vie d'une société de gestion collective. Pour tout dire, il s'agit de s'imprégner des textes régissant leurs structures et ensuite de réfléchir aux voies et moyens d'en faire des sociétés de gestion compétitive. « Cet atelier, initié en collaboration avec l'OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) et la CISAC (Confédération internationale des sociétés d'auteurs compositeurs) est organisé non pas comme une assemblée générale, ni comme une réunion élargie du conseil d'administration, mais bien comme une consultation entre les différentes parties intéressées par l'action du BURIDA », a tenu à préciser Mme Vieira Irène, directeur général du BURIDA. Pour elle, l'atelier n'aura donc aucun pouvoir décisionnaire. « Les plus hautes autorités de l'Etat formulent le voeu qu'il soit un cadre de réflexion, d'échanges, d'ébauches de perspectives pour le facteur du droit d'auteur en Côte d'Ivoire en général et du BURIDA en particulier ». L'évolution du BURIDA, a-t-elle par ailleurs estimé, ne viendra jamais « ni des conflits d'intérêts, ni des querelles de chapelle, et encore moins de la division de ses membres ». L'atelier, vise, selon Mme Vieira Irène à « mieux discuter des droits mais aussi des devoirs des membres du BURIDA ».
« Ne perdons pas de vue que cet atelier a été mis sur pied à la suite de certains tiraillements au sein et autour du BURIDA. Il ne devrait pas servir de tremplin pour des intérêts étrangers au développement de la gestion collective en Côte d'Ivoire », a-t-elle également souhaité. Yves Ange Ahounan a, lui, au nom de Mme Anne Messou, ministre de la Culture et de la Francophonie, dit tous ses encouragements pour cette formation qui permettra, d'après lui, « de clarifier un certain nombre de notions et de définir les droits des uns et des autres, tout en apportant des solutions idoines à vos préoccupations communes ».
Pour Mesmer Gueuyou, représentant le DG de l'OMPI, il s'agit simplement de former et d'informer. Cet atelier, qui durera quatre jours, s'achèvera jeudi.
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