Fraternité Matin (Abidjan)
2 Août 2005
Abidjan — C'est une des rares fois que les présidents des coopératives se retrouvent ensemble pour réfléchir sur les conditions de survie de la spéculation. Depuis plus d'un an, la filière ananas est en butte à de gros problèmes de production et de commercialisation qui ont empiré et se sont accentués avec la morosité économique.
Beaucoup d'initiatives ont été tentées, mais les engagements sont peu ou pas respectés. Les responsabilités des coopérateurs et des planteurs sont partagées dans la situation de léthargie et de manque de compétitivité qui prévaut dans la profession. Dès janvier 2006, les normes de qualité et d'hygiène exigées par le marché européen rentrent en vigueur. Le salut des petits producteurs réside dans le regroupement et la solidarité des 26 structures qui composent ce sous-secteur agricole ivoirien pèse 70 pour cent de la production nationale estimée à 150.000 tonnes. Pour ce faire, comme stipulé dans la déclaration d'intention, il s'agit rapidement et impérativement de réaliser des objectifs importants de survie, au risque d'enterrer pour toujours cette filière naguère caractérisée par de bonnes performances économiques. Les mesures à prendre vont de la création d'un nouveau dynamisme, à la contribution à la réalisation d'économie d'échelle, à la baise du coût des intrants, à l'amélioration de la qualité du produit et à l'optimisation des ventes.
Ce n'est pas tout. Il faut taire les divisions et les querelles de leadership et ne voir que la meilleure gestion des planteurs en vue de l'amélioration de leurs revenus et par conséquent de leur qualité de vie et leur mieux-être. Il y a lieu aussi d'apprendre l'Ivoirien à consommer ce qu'il produit. Le phénomène ne concerne pas uniquement l'ananas. Le Nigeria consomme par exemple toute sa production. Enfin les menaces de la Costa Rica sont présentes et pesantes. A dire que ce tout petit pays d'Amérique centrale va inonder le marché mondial avec une production record de 700.000 tonnes, en 2006.
Tendances
ASSURANCES. A compter d'aujourd'hui, 1er août 2005, les compagnies de voyages pourront vendre aux voyageurs une police d'assurance et d'assistance voyage. Le produit dénommé NSIA voyage est le fruit d'un partenariat entre le groupe d'assurances NSIA et la société Amadeus Central West Africa. Il s'agit d'une assurance qui garantit " le transport sanitaire, le rapatriement de corps en cas de décès, le retour anticipé, le paiement des frais médicaux et soins dentaires d'urgence, l'avance d'une caution pénale, l'assurance de bagages ". Vendu au travers du réseau Amadeus usité par les agences de voyages pour la commercialisation de billets d'avions et les activés connexes, ce produit selon Jean Kacou Diagou, pdg du groupe NSIA, " permettra aux voyageurs de se déplacer l'esprit tranquille et aux agences de voyages d'avoir une nouvelle source de revenus ". Pour Eric Frecotte dg de Amadeus CWA, les agences tiennent, avec cette solution, un instrument pour " augmenter leur productivité ".
CIE. Mme Kadio Morokro, directrice du cabinet du ministre des Mines et de l'Energie a rencontré vendredi dernier des membres du personnel de la CIE pour leur expliquer les innovations qui seront apportées au contrat de concession liant l'Etat à cette société filiale du groupe Bouygues. Si l'Etat entend concéder suivant une procédure de gré à gré la distribution de l'électricité à la CIE, pour la production et le transport deux entités d'économie mixte se verront confier ces tâches. Il en ira de même pour l'électrification rurale. Cette redistribution des cartes vise à " assurer un meilleur rendement du secteur au triple niveau de la production, la distribution et le financement " a-t-elle expliqué aux travailleurs inquiets des conséquences de cet émiettement des activités sur le personnel. Avant de les rassurer que plutôt que de réduction d'effectif, cette restructuration va s'accompagner d'un redéploiement des employés ".
SECK Momar
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