Vendredi dernier à Atok, petit village du département du Haut-Nyong, il y avait fête.
Le Premier ministre Ephraïm Inoni est venu poser la première pierre des travaux de bitumage de la route Ayos-Bonis, tronçon Ayos-Abong-Mbang. Longtemps promis par le gouvernement, l'ouvrage sera donc enfin réalisé, pour le grand bonheur des populations de la province de l'Est, qui n'ont pas manqué, comme de coutume, de dire merci au président de la République.
Dans son allocution, le porte-parole des élites de la province, Badel Ndanga Ndinga, a toutefois saisi également cette occasion pour exprimer d'autres attentes, jugées autant prioritaires, des populations de cette partie du pays. On y apprendra ainsi que la mise en place de la Mission d'études pour le développement du Sud-Est, organisme créé le 17 juillet...1972 par décret du chef de l'Etat, n'est toujours pas effective, 23 ans après. La création d'une université dans la province a également été vivement sollicitée. En outre, le porte-parole a, toujours dans son discours, réclamé "l'accroissement de la représentativité des élites au niveau des hautes instances décisionnelles étatiques et politiques où leur absence est quasi-totale. C'est le cas par exemple de la diplomatie où l'Est ne compte aucun de ses fils parmi les ambassadeurs. Il en est de même des sociétés publiques et parapubliques, voire de certaines administrations centrales où la province ne compte aucun des ses fils parmi tant de directeurs généraux".
Ainsi donc, si les ressortissants de la province de l'Est, fidèles au Renouveau comme ils aiment à le rappeler, se réjouissent du bitumage de cette route Ayos-Bonis, laquelle va inexorablement désenclaver cette partie du Cameroun, et y accélérer le développement, ils n'oublient pas de faire savoir que, par ailleurs, ils se sentent toujours lésés dans bien de domaines.

Comments Post a comment