Notre Voie (Abidjan)

Côte d'Ivoire: Élection de 2005, prétendu vide constitutionnel : Me Hamza dévoile le complot de la communauté internationale

Benjamin Koré

3 Août 2005


interview

La section du Front populaire ivoirien de Yopougon GFCI Banco a effectué, le dimanche 31 juillet, sa rentrée politique. Elle a offert un plateau riche d'éminents conférenciers au nombre desquels figurait l'avocate Me Hamza Patrica Atéa.

La praticienne du droit a fait des révélations relatives au scénario que prépare la communauté internationale contre le président Laurent Gbagbo, au cas où l'élection présidentielle ne serait pas organisée. "J'ai participé à une réunion, il y a 3 semaines. La communauté internationale prépare une transition sans Laurent Gbagbo. Elle a un projet d'imposer une transition après le 30 octobre", a révélé Me Hamza. Pour elle, les attaques des villes d'Anyama, d'Azaguié et d'Agboville participent de l'exécution de ce plan diabolique. "Avec ces attaques, la communauté internationale veut instituer une atmosphère de dégénérance pour s'inviter à imposer une transition", a-t-elle expliqué.

Dans cette logique, poursuit-elle, la communauté internationale veut la tête de Laurent Gbagbo et, par conséquent, elle manoeuvre pour que l'élection présidentielle ne se tienne pas le 30 octobre.

Selon le fil du plan, précise-t-elle, c'est le 2 octobre que le projet connaîtra sa mise en exécution et l'article 38 de la Constitution sera, selon Me Hamza, inapplicable à la situation qui va s'imposer. Elle a souligné que des Ivoiriens tel le Pr Ouraga Obou ont déjà adhéré à ce projet à des rencontres tenues à l'extérieur. Voyant ce danger venir, l'intervenant a demandé aux Ivoiriens et aux militants du FPI de penser de nouvelles méthodes de lutte pour ne pas se retrouver devant un fait accompli.

Concernant la polémique qui a cours sur le vide constitutionnel après le 30 octobre, le parrain de la cérémonie, l'ancien ministre Oulaï Siéné, a indiqué que, le moment venu, seul le conseil constitutionnel va trancher. Il a, également, exhorté les Ivoiriens à ne pas baisser pavillon, car, ajoute-t-il, Laurent Gbagbo prépare un grand coup. Lui succédant, le Pr Yapo Yapi du SYNARES a fait savoir que le collectif des ennemis de la Côte d'Ivoire : la France, l'ONU et le "G7", ne veut pas d'élection. Mais "il y aura les élections. Il nous reste 90 jours. Soyons prêts".

Son collègue Néa Kipré a, pour sa part, sorti une série de mesures qui, selon lui, doivent s'appliquer dans un bref délai. "Il faut empêcher tous mouvements de la Licorne. Il faut dissoudre le gouvernement de Seydou Diarra et chasser les rigolos de rebelles d'Abidjan. Personne ne naît terroriste et la France pousse les Ivoiriens au terrorisme", a laissé entendre Néa Kipré.

A la même tribune, le député Dago Koudou, le maire Gbamnan Djidan ont tous appelé les Ivoiriens à donner à Laurent Gbagbo une victoire écrasante le 30 octobre.

Le secrétaire de la section FPI-GFCI, M. Yada Clément, s'est réjoui du succès de son initiative qui, à l'en croire, dresse les guerriers de la victoire de Laurent Gbagbo.

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