Plusieurs établissements de micro-finance accordent des crédits aux petites structures du monde rural.
Le constat est connu de tous. Les petites et moyennes entreprises camerounaises sont bloquées par les financements. Des idées souvent géniales pourrissent dans les placards, parce que les promoteurs ne disposent pas toujours de l'argent nécessaire pour créé une structure. Face à la difficulté d'accéder aux crédits des banques commerciales, les établissements de micro-crédit apparaissent comme une alternative crédible.
Le regroupement de ces établissements dans les coopératives accroît leur efficacité sur le terrain. Plusieurs d'entre eux se retrouvent au sein de la Ligue des caisses populaires coopératives du Cameroun (CAMCCUL). Au cours de plusieurs rencontres que cette structure a eu cette semaine, elle a été présentée comme une organisation dotée d'une longue expérience, dans la promotion des établissements de micro-finance.
Il apparaît ainsi que cette structure au service du monde rural et des petites entreprises est capable aujourd'hui de mobiliser les ressources financiers en faveur de ces entités. Ces actions participent à la lutte contre la pauvreté et au rayonnement de notre économie. Dans le secteur de la micro-finance au Cameroun, la CAMCCUL regroupe 212 coopératives. La ligue dispose de plus de 200.000 membres sur l'étendue du territoire national, avec plus de 33 milliards de F CFA d'épargne. L'on note que 22 milliards de F CFA de crédits ont été octroyés aux membres
La CAMCCUL occupe 36% du marché de la micro-finance dans la zone CEMAC. Depuis plus de 41 ans, elle accorde des crédits aux petites structures, même celles qui évoluent dans le monde rural. Selon son président, Musa Shey Nfor, l'organisation à travers ses actions se positionne comme un partenaire du gouvernement et des institutions financières internationales. La BADEA, a par exemple accordé des crédits à certains éleveurs et agriculteurs, avec le concours de la SOWEDA et de la CAMCCUL et les Canadiens de l'AMIEC ont mis en place un projet dans l'Extrême Nord. Au cours des différentes rencontres avec les acteurs du secteur public et privé, les responsables de la coopératives ont défini une ligne d'action pour la promotion de leurs activités en milieu rural, dans les prochaines années.

Comments Post a comment