Brice Mbeze
18 Août 2005
L'ambassadeur apprécie d'abord l'état des lieux avant de révéler sa décision.
Un mois et demi. Un mois et demi seulement. C'est la période qui s'est écoulée entre l'audience que le ministre de la Jeunesse avait accordée à l'ambassadeur du Japon et la visite des centres de jeunesse. C'est dans la cour principale du Centre multifonctionnel de promotion des jeunes de New Bell, un quartier difficile de Douala, qu'Adoum Garoua, le ministre de la Jeunesse a retracé la genèse de la mission Kunieda dans la capitale économique. Tout est parti d'une séance de travail que les deux personnalités ont eue à la fin du mois de juin 2005, échange au cours duquel le chef du département avait posé le problème de la réhabilitation des centres de jeunesse et d'animation au diplomate. C'est ce qu'a révélé Adoum Garoua à une assistance hétéroclite rassemblée derrière la sous-préfecture de Douala II, lieu de la cérémonie arrosée de bout en bout par des gouttes de pluie.
Les participants à la manifestation se posaient une seule question. Qu'est-ce que le Japon va encore nous apporter après les écoles japonaises ? Le maire de Douala II, Abraham Tchato, en homme inspiré, semblait avoir la réponse. Evoquant la présence de l'ambassadeur du Japon lors de son allocution prononcée quelques minutes plus tôt, le porte parole des populations a déclaré " qu'il n y a pas de fumée sans feu ". Une autre façon de dire que l'arrivée du diplomate à Douala augure de bonnes nouvelles. L'hôte, lui, a ménagé le suspense. Masaki Kunieda s'est contenté de son sourire qui incite à l'optimisme. Il n'a pas décliné la contribution que pourrait apporter son pays dans le chantier de réhabilitation des centres de jeunesse, sinistrés et très décimés soit dit en passant. Il est venu d'abord écouter mais surtout voir et apprécier avant de prendre une décision appropriée.
En marge de la cérémonie, des informations ont été cependant glanées çà et là. Selon une indiscrétion recueillie auprès d'un membre de la délégation ayant requis l'anonymat, il n'est pas exclu que le Japon transpose sa politique et sa formule de construction des écoles-très appréciées des populations- sur un autre terrain : celui de la réhabilitation des centres de jeunesse. L'officiel en question, très introduit par ailleurs, croit même savoir que le dossier est sur la bonne voie, pour ne pas dire " très avancé ". Tout cela n'est que supputations. Pour le moment, il n'y a pas encore une position officielle sur la nature de la possible intervention du Japon sur ce chantier. Le souhait des uns et des autres est que les centres de jeunesse poussent de terre, à l'instar des écoles japonaises, comme des champignons.
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