Notre Voie (Abidjan)

Cote d'Ivoire: Les radios de proximité s'engagent à payer les droits des artistes

Une autre bonne nouvelle pour les artistes de Côte d'Ivoire. Leur maison, le Bureau ivoirien du droit d'auteur (BURIDA) a signé hier une convention avec les radios de proximité membres du bureau exécutif de l'Union des radios de proximité de Côte d'Ivoire (URPCI). Cette cérémonie qui s'est déroulée à la salle de conférence du BURIDA, aux II-Plateaux (Vallon), intervient après la convention signée avec la RTI en ce même lieu le 22 juillet 2005.

"La signature de cette convention vient rétablir le préjudice causé aux créateurs d'oeuvres de l'esprit, en précisant leurs droits et leurs obligations ainsi que la rémunération juste et équitable à payer par chaque type de radio de proximité", a déclaré Mme Irène Assa Vieira, directeur général du BURIDA, dans son discours liminaire. Mais, compte tenu de la situation socio-politique que traverse le pays, il a été convenu d'un avenant qui sera payé par les radios signataires, a-t-elle précisé. Ainsi, les radios subventionnées par les mairies de la ville d'Abidjan paieront un forfait de 3 millions FCFA par an à raison de 250 000 FCFA par mois. Les radios installées dans les villes chef-lieu de région paieront un forfait de 2,4 millions FCFA par an à raison de 200 000 FCFA par mois. Les radios installées dans la banlieue d'Abidjan et chef-lieu de département paieront 1,8 million FCFA par an à raison de 150 000 FCFA par mois. Les radios installées dans les communes rurales paieront 600 000 FCFA par an à raison de 50 000 FCFA par mois.

Concernant les radios privées associatives, celles installées à Abidjan paieront 500 000 FCFA par an. Celles installées dans les chefs-lieux de région paieront 400 000 FCFA par an. Celles installées dans la banlieue d'Abidjan et dans les chefs-lieux de département paieront 200 000 FCFA par an. Et celles installées dans les autres villes paieront 100 000 FCFA par an. Quant aux radios confessionnelles, celles installées à Abidjan paieront 360 000 FCFA. Et celles installées dans les autres villes paieront 100 000 FCFA.

Selon Irène Assa Vieira, après la crise socio-politique, ces tarifs forfetaires seront revus afin que les radios signataires de cette convention paient la redevance de 6% du montant total de leur charge de fonctionnement conformément aux clauses du contrat qui les lie au BURIDA. Cette redevance sera repartie entre les auteurs des oeuvres diffusées. Le directeur général du BURIDA s'est rejouie de cette initiative de l'URPCI qui emprunte le chemin de la légalité ouvert par la RTI.

Par ailleurs, Irène Assa Vieira a menacé de répression les radios qui continuent d'exploiter le repertoire des artistes d'ici et d'ailleurs de façon illicite.


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