Ndèye Awa Lo Et Joseph Diedhou
28 Octobre 2005
Les travailleurs de Dakar dem dikk ont suspendu leur préavis de grève mais ne renoncent pas; loin d'abdiquer à leur bataille contre leur directeur général, Christian Salvy.
Leur mot d'ordre de grève a été levé hier suite à la médiation du ministre de la Fonction publique, du travail, de l'emploi, et des organisations professionnelles. D'où le règlement de leurs indemnités de tenuequi leur seront octroyées à partir de fin octobre. Cependant, leur bras de fer avec leur direction va continuer tant que leurs désirs ne seront pas tous satisfaits.
L'Union démocratique des travailleurs de Dakar dem dikk a annoncé hier sa décision de suspendre son préavis de grève. Cet assouplissement de position fait suite à leur rencontre avec le ministre de la Fonction publique, du travail, de l'emploi, et des organisations professionnelles, Adama Sall, médiateur entre le syndicat des travailleurs et la direction. Hier, au cours d'un point de presse tenu au siège de la Cnts/Fc - leur centrale d'affiliation-, les travailleurs ont donné les raisons sur leur décision de suspendre leur préavis.
«La société nous doit 322 millions de francs et a décidé à la suite de notre rencontre avec le ministre Adama Sall de nous obtenir le paiement des 296 millions à la fin de ce mois, et le reliquat de 96 millions sera versé d'ici la fin décembre», révèle le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal Cnts/Fc, Cheikh Diop. En clair, Dakar dem dikk accepte de payer les arriérés des anciens employés de 2001, 2002, 2003 et une partie de 2005. Soit 150 000 francs par agent pour cette fin du mois d'octobre et 100 000 francs, avant fin décembre. Les nouveaux agents de la société vont aussi recevoir leur part du gâteau. Ils bénéficieront d'une hausse de 50 000 francs sur leur salaire de ce mois, pour des frais de leur tenue de travail.
Si le secrétaire général de la Cnts/Fc a semblé mettre des gants pour s'adresser à l'Etat, son collègue Mamadou Goudiaby, leader de l'Utd ne l'a pas suivi. D'un ton ferme, il a affirmé que l'Etat a escamoté leur marge de manoeuvre pour avoir des bénéfices exponentiels. "Nous suspendrons le mot d'ordre jusqu'à expiration des doléances". Au fait, que revendiquent ces travailleurs ?
Un pas a été franchi dans ce conflit. Cependant, la revalorisation des salaires, le payement des indemnités, les versements des cotisations sociales et d'habitat, l'octroi de tenues de travail demeurent les préoccupations des travailleurs.
En attendant la prochaine rencontre, prévue pour novembre, les syndicalistes campent sur leurs positions. Soit ils obtiennent une satisfaction totale de leur plate-forme, soit il y aura une perturbation du système par des grèves qui nuiraient aux usagers.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2005 Wal Fadjri. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.