D. MANÉ
15 Novembre 2005
Des experts tiennent, depuis hier à Dakar, en marge du lancement régional du Rapport mondial de suivi de l'Ept 2006 portant sur l'alphabétisation, une réunion préparatoire de la biennale de l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (Adea).
L'atelier, qui se poursuit jusqu'au 17 novembre, doit permettre aux experts d'étudier l' « efficacité des politiques et programmes d'alphabétisation, de procéder à la revue des études sur l'alphabétisation, la revue analytique des études de l'Adea sur l'alphabétisation et les recommandations à suivre pour une bonne réussite de la biennale devant se tenir en mars 2006 au Gabon », a expliqué Adama Ouane de l'Institut de l'Unesco pour l'éducation (Uie). Il s'est réjoui du travail déjà « accompli » dans le domaine grâce au soutien des partenaires.
Forum de bailleurs de fonds à sa création, l'Adea, selon son Secrétaire exécutif, Mamadou Ndoye, a évolué en structure de « dialogue » entre bailleurs et les ministères. Elle oeuvre ainsi « à la coordination entre bailleurs et ministères de l'Education ». Cette coordination, a précisé M. Ndoye, n'est pas de « type bureaucratique », mais « d'échanges ». Cela exige « un travail analytique pour fournir des éclairages ». Ã- cet effet, l'Adea se base sur la recherche qui doit faire l'objet de « critique », selon M. Ndoye. Si des efforts considérables ont été effectués dans l'éducation en Afrique (« 9 enfants sur 10 vont à l'école »), il a été remarqué que « sur les 10 qui vont à l'école, seulement 6 terminent l'élémentaire. Et parmi ceux-ci, seuls 50 % arrivent à maîtriser ce qu'ils ont appris ».
Le Secrétaire exécutif de l'Adea a regretté que « l'efficacité interne de l'école africaine est extrêmement faible ». C'est pourquoi, au cours de cette biennale, a-t-il fait observer, l'Adea entend mettre l'accent sur trois domaines que sont « l'alphabétisation (qui souffre d'un scepticisme ayant entraîné un désengagement des bailleurs), le développement de la Petite enfance et les écoles ». Tant, il apparaît, aux yeux de M. Ndoye, qu'une « vision globale de l'éducation de base s'impose ». Aussi, l'Adea attend des participants de mettre l'accent sur trois points. Il s'agit de procéder à une « véritable revue des pairs pour un feed-back professionnel des études, mais également un véritable contrôle de qualité de ces études ; mettre l'accent sur les messages les plus utiles pour le dialogue politique en termes de découverte, de leçons apprises, d'options politiques et de stratégies ; et de mieux organiser les échanges », a indiqué M. Ndoye.
Le représentant de la directrice générale du Breda a précisé que son organisation a toujours oeuvré pour qu'une attention soit accordée au secteur. Pour lui, l'action doit porter sur « le partenariat », puisque le taux d'analphabétisme en Afrique subsaharienne est « le plus bas au monde ». Ce qui doit être « une source de motivation pour inverser la tendance », a-t-il poursuivi.
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