Cameroon Tribune (Yaoundé)

Afrique: L'Onusida juge les efforts insuffisants

A.T

24 Novembre 2005


Selon le rapport annuel publié lundi dernier, 14.000 personnes sont contaminées chaque jour par le VIH.

Comme chaque année, quelques jours avant le 1er décembre, journée mondiale dédiée à la lutte contre cette maladie, est rendu public le rapport sur les derniers chiffres de la pandémie. L'épidémie de VIH continue sa progression : le nombre de personnes dans le monde vivant avec le virus du sida a dépassé la barre des 40 millions. Si les investissements faits dans le domaine de la prévention commencent à porter leurs fruits, ils restent bien en dessous de ce qui serait nécessaire pour venir à bout de l'épidémie. Cette année, 3,1 millions de personnes sont mortes du Sida et 4,9 millions de personnes ont été contaminées, selon les estimations du Programme commun des Nations unies sur le Vih/Sida (Onusida) et de l'Organisation Mondiale de la santé (OMS). Leur rapport conjoint, axé cette année sur la prévention, a été rendu public lundi, en prélude à la Journée mondiale, qui se tient partout dans le monde le 1er décembre. Le Sida a tué plus de 25 millions de personnes depuis sa découverte en 1981, un chiffre qui place l'épidémie parmi les plus destructrices de l'histoire. Aujourd'hui 40,3 millions de personnes portent le virus dans le monde, selon le rapport. Mais pour la première fois, les efforts entrepris ces dernières années dans le domaine de la prévention commencent à porter leurs fruits, s'est félicité le directeur exécutif de l'Onusida, le Dr Peter Piot.

Après l'Ouganda, le Sénégal et la Thaïlande, c'est au tour du Kenya, du Zimbabwe et de certains pays de la région des Caraïbes d'afficher une amélioration : les taux globaux d'infection chez l'adulte sont en baisse au Kenya; chez les femmes enceintes au Zimbabwe, le taux est passé de 26% en 2003 à 21% en 2004. Parmi celles des zones urbaines du Burkina Faso, la prévalence est passé d'environ 4% en 2001 à un peu moins de 2% en 2003. Selon les experts, la diminution des contaminations parmi les femmes enceintes représente un bon indicateur de la population générale.

Dans ces pays, les pratiques sexuelles sont moins à risque. "La sexualité commence plus tard, les gens ont moins de partenaires et utilisent plus volontiers des préservatifs", a ajouté Peter Piot. "Ça devient presque ennuyeux, c'est une tendance que l'on observe dans de plus en plus de pays, notamment en Afrique l'Est".

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