Charles Ouedraogo
27 Décembre 2005
Le Pacific hôtel a abrité du 19 au 21 décembre 2005, un séminaire d'évaluation du programme de renforcement de l'action syndicale dans l'économie informelle au Burkina et au Niger. La cérémonie d'ouverture a été présidée par M. Zakari Ibrahima représentant le Bureau international du travail (BIT).
M. Zakari Ibrahima (milieu) a noté l'intérêt du BIT à accompagner les centrales syndicales dans leur recherche des solutions adéquates. Une vingtaine de Burkinabè et de Nigériens se sont réunis au Pacific hôtel à Ouagadougou pour évaluer le renforcement de l'action syndicale dans l'économie informelle.
L'objectif de la rencontre est de permettre aux bénéficiaires du programme, les membres de la coordination nationale du Niger et du Burkina et les experts du Bureau international du travail (BIT) d'apprécier l'impact de l'action syndicale sur les travailleurs de l'économie informelle et de tirer des conclusions en vue de l'extension ou de la généralisation des expériences à d'autres pays. «L'évaluation est une étape importante dans la mise en oeuvre d'un projet. Elle permet non seulement de faire un bilan critique de l'exécution mais de projeter des perspectives», a souligné M. Mamadou Nama, superviseur du projet au Burkina Faso. C'est pourquoi, il a exhorté les participants à faire une évaluation sans complaisance du programme, à prendre des résolutions pour la pérennisation des actions sur le terrain et à l'élargissement de la base syndicale dans les différents pays.
M. Zakari Ibrahima, représentant le BIT, a indiqué que ce séminaire se tient dans l'intention de passer en revue la coopération qui existe pendant plus de deux ans entre les deux pays bénéficiaires du programme et le BIT par l'intermédiaire des centrales syndicales.
«Vos points de vue sur la manière dont les acquis du projet pourraient se perpétuer avec ou sans l'appui du BIT ou des centrales syndicales de vos deux pays permettront de prendre les résolutions adéquates», a remarqué M. Ibrahima.
Du reste, il a indiqué que le BIT demeure convaincu que seuls la volonté et l'engagement des bénéficiaires à prendre en main leur destin pourront concourir au développement économique et social de leurs pays.
En rappel, c'est en 1998 que le BIT initiait un projet pilote en vue d'une action collective des organisations syndicales de travailleurs dans l'économie informelle. Quatre pays d'Afrique francophone ont été retenus pour une expérimentation de trois ans. Il s'agit du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Sénégal. A l'issue de cette première phase, le Niger et le Burkina ont présenté des résultats leur permettant d'être retenus pour une seconde phase. «Au terme de cette période, nous nous retrouvons à Ouagadougou pour faire le bilan des activités afin de tirer les leçons qui s'imposent», a conclu M. Nama.
Ils ont à proposer des pistes pour le bien-être des travailleurs.
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