Isabelle HOULE (Stagiaire)
30 Décembre 2005
Le professeur Mohamed Ben Omar Ndiaye donnait hier une conférence sur le phénomène de la concurrence au Sénégal. Il a, entre autres, évoqué les différents types de marchés, les conséquences et les échecs que peut engendrer la concurrence.
La concurrence se veut un système d'échanges équitables où, en principe, tout le monde devrait trouver son compte. La concurrence pure et parfaite se cadre dans une économie qui vise l'intérêt de l'ensemble des acteurs. On trouve aussi d'autres formes de concurrence comme la concurrence imparfaite. Celle-ci peut comporter une atomicité du marché. On peut aussi y trouver une homogénéité du bien vendu. La transparence se cadre aussi dans la concurrence imparfaite où tous les acteurs économiques doivent avoir la même information. Par contre, il existe beaucoup de transactions et il est difficile de contrôler le marché. Il peut aussi y avoir des barrières à l'entrée et à la sortie avec le phénomène de la concurrence. Dans le secteur où il existe un monopole, la demande est limitée, les prix ne font qu'augmenter. Dans le marché de la concurrence imparfaite, on trouve, le monopole, le duopole, le monopsone, le duopsone, l'oligopole et l'oligopsone. Ce sont tous ces aspects qui peuv ent engendrer des difficultés dans le marché.
Mohamed Ben Omar Ndiaye qui donnait hier une conférence sur la concurrence au Sénégal a expliqué pourquoi elle était avantageuse. Elle sert d'abord à définir et bien maîtriser les outils économiques pour partir en affaire ; elle sert aussi, comme mentionné plus haut, à l'échange. Il a aussi expliqué les résultats de son analyse concurrentielle ; il existe la menace de nouveaux arrivants dans le marché, celle des nouveaux entrants et la menace exercée par les produits de substitution. Il y a aussi beaucoup de matières premières importées, ce qui "rend un peu lourd le coût de fabrication", selon Mohamed Ben Omar Ndiaye.
Il a été aussi question des conséquences de la concurrence sur le bien-être social et des échecs de celle-ci. D'abord, concernant le bien-être social, les prix déterminés par le marché sont indépendants des entrepreneurs. La concurrence peut conduire ces prix à la baisse, donc augmente le pouvoir d'achat du consommateur. Aussi, la concurrence réduit les écarts entre l'offre et la demande, un bon moyen de conciliation des intérêts individuels. La concurrence au niveau de la production donne une nouvelle ouverture sur le marché.
Pour ce qui est des échecs, plusieurs aspects peuvent les causer. Entre autres, le monopole du marché et l'intervention de l'Etat, l'Etat-Providence. Les biens publics sont obtenus par l'impôt et les biens privés par la concurrence. Avec celle-ci, on peut s'approprier le bien en question. Il y a aussi des blocages du secteur manufacturier, une étroitesse du marché, une importance des coûts des facteurs de production, un manque de ressources humaines, des problèmes de financement, un environnement peu encourageant ainsi qu'un problème de transfert et de maîtrise de la technologie. Tous ces aspects rendent la concurrence parfaite d'autant plus difficile à atteindre.
Certaines recommandations ont été formulées pour les futurs entrepreneurs. D'abord, selon les recherches de Mohamed Ben Omar Ndiaye, il faut développer des structures et des programmes de promotion de qualité, faire une mise à niveau des entreprises et de leur environnement, faire la promotion des réseaux d'information, faire la promotion des investissements et des exportations, mieux connaître l'environnement, définir les indicateurs pertinents et les seuils réalistes devant déclencher un intérêt public. Lors de la discussion qui a suivi la conférence, il a été possible d'entendre les commentaires des entrepreneurs présents. Le commentaire qui se répétait, était le réalisme face au développement international du secteur manufacturier sénégalais. Les nombreuses barrières soulignées lors de la conférence ont poussé l'assistance à réfléchir sur l'avenir économique du pays et d'identifier certaines pistes de solutions pour un avenir prochain.
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