Amine Echikr
7 Janvier 2006
Le tiers-monde n'arrive toujours pas à sortir du cercle vicieux de la pauvreté. Au Pakistan, en Afrique et même en Arabie saoudite, chaque catastrophe s'accompagne d'un nombre important de morts.
Un immeuble s'effondre en Arabie saoudite et c'est près de soixante morts que l'on déplore. Le séisme au Pakistan pourrait avoir fait moins de morts que n'en fera l'hiver qui s'installe.
La faim est aux portes de l'Afrique et l'ONU craint la mort de 11 millions de personnes.
L'ampleur des pertes humaines à chaque guerre, à chaque séisme et à chaque famine démontre que les Etats nés après la période coloniale n'ont pas su mettre en place les mécanismes de protection des personnes. L'anarchie, l'approximation et surtout la corruption sont, dans la plupart des cas, à l'origine des catastrophes ou des facteurs d'amplification du nombre de morts. La perte des repères et le choix du modèle occidental comme référence d'organisation de la société ont fait disparaître toute notion de solidarité et d'honnêteté.
La gestion et la prévision sont les deux points faibles des pays sous-développés même s'ils sont riches. Rien n'est fait pour prévenir ou essayer de limiter les dégâts lors de catastrophes naturelles.
Dans un pays comme la France, c'est maintenant que l'on prend les mesures nécessaires à l'atténuation des effets d'une éventuelle sécheresse qui pourrait survenir cet été.
C'est cette différence de culture qui creuse le fossé, chaque jour un peu plus, entre les pays développés et ceux du tiers-monde.
Devant les crises énergétiques actuelles et à venir, les responsables politiques des pays du Nord ont déjà donné les orientations pour réduire au maximum les impacts sur l'économie et la société. Dans les pays sous-développés, rien n'est fait ! Rien n'est prévu !
La famine en Afrique et le froid au Pakistan sont attendus depuis des mois. Les décideurs de ces contrées n'ont pu que lancer des appels à l'aide aux pays riches. La mobilisation à l'intérieur de ces pays reste faible en raison du nombre de victimes et de la pauvreté. Mais l'imprévoyance et l'incapacité de faire face au moindre désordre rendent l'administration inapte.
La bureaucratie dans les pays du tiers-monde rend l'administration incapable de la moindre action efficace en temps normal. Elle devient un élément aggravant en temps de crise. La seule institution qui reste capable de se mobiliser pour aider la population reste l'armée. Cette dernière, en raison de son organisation et son efficacité, disqualifie le pouvoir et la société civile.
Une situation alarmante pour l'avenir de ces pays et de leurs populations. Une situation qui pourrait survenir aussi en Algérie au vu du niveau d'efficacité de notre administration.
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