Fraternité Matin (Abidjan)

Cote d'Ivoire: Pétrole et gaz : la production nationale couvre-t-elle la consommation domestique?

Abidjan — La Côte d'Ivoire produit du pétrole et du gaz depuis 1980, grâce au gisement "Bélier" découvert au large de Grand-Bassam. Plusieurs champs pétroliers ont été découverts par la suite. La Côte d'Ivoire dispose d'un bassin pétrolier essentiellement Offshore d'environ 53 mille km2

La Côte d'Ivoire produit du pétrole et du gaz depuis 1980, grâce au gisement "Bélier" découvert au large de Grand-Bassam. Plusieurs champs pétroliers ont été découverts par la suite. 26 ans après l'exploitation du premier gisement, qu'elle est la situation de l'or noir ivoirien ?

La Côte d'Ivoire dispose d'un bassin pétrolier essentiellement offshore d'environ 53.000 km2. 80% d'entre eux sont situés à des profondeurs d'eau atteignant parfois 3.500 m. Depuis la découverte du premier champ pétrolier en 1978, plusieurs gisements sont en exploitation.

Les différents champs pétroliers

La recherche pétrolière en Côte d'Ivoire date de 1970. Ce n'est qu'en 1978 que le premier gisement, le "Bélier", a été découvert au large de Grand-Bassam, à une quarantaine de kilomètres d'ABIDJAN. Au grand bonheur du premier président ivoirien, FELIX HOUPHOUET BOIGNY, qui a annoncé la bonne nouvelle. Mis en exploitation à partir de 1980, ce gisement a donné des espoirs pour une production annoncée de 17 millions de barils. Elle a dépassée les espoirs avec 20 millions de barils.

Depuis 1992, le "Bélier" est en phase terminale d'exploitation. A la suite du "Bélier", le gisement "Espoir" a été découvert, puis exploité en partie en 1982 par la compagnie Américaine Philips Petroleum. En 1988, c'est l'arrêt de l'exploitation de ce gisement dû à la chute des prix du brut. A cela s'ajoutait le fait que les techniques d'exploitation utilisées étaient relativement onéreuses. Le champ pétrolifère "Espoir" remis en activité à partir de 1997, est disponible depuis le 6 mars 2002 au large de Jacqueville. Les participations opérationnelles au bloc CI-26 des champs "Espoir" sont composées de Ranger oil (58,67%), Tullow (21,33%) et Petroci (20%). Les réserves récupérables de ce champ pétrolier sont évaluées à environ 81 millions de barils de pétrole brut et 175 milliards de pieds cubes de gaz associés.

La production journalière est de 10.000 barils pour le pétrole, et 30 millions de pieds cubes pour le gaz. Ce qui fait passer la capacité de production de la Côte d'Ivoire en gaz à plus de 200 millions de pieds cubes. Selon les responsables du consortium Cnr Ranger oil, Tullow et Petroci, la compagnie utilise une technologie plus appropriée aux fouilles en mer profonde. "Les techniques utilisées au cours des années 70 et 80 pour explorer le premier champ Bélier d'abord et ce même champ Espoir ensuite ont montré leurs limites", avait indiqué en 2002 le Directeur général de la société Cnr Ranger oil, M. Simon Dugdale à l'occasion de la remise en service du champ Espoir.

Deux gisements d'hydrocarbures sur les champs "Panthère" (gaz) et "Lion" (pétrole) bloc CI-11, ont été découverts respectivement en novembre 1993 à Grand Lahou et en mars 1994, au large de Jacqueville. Le potentiel de ces gisements est estimé à 25.000 barils /jour, ce qui représente une production annuelle de 1.25 million de tonnes. Ce projet se traduit par une économie de 60 milliards de FCFA, soit l'équivalent de 6% des exportations. L'exploitation du gisement "Panthère" est quelque peu différée.

Situé à 25 km des côtes de Jacqueville, le champ "Baobab" a été découvert récemment. Il a une réserve de 200 millions de barils. Les travaux de forage de huit puits dont cinq de production et trois d'injection ont débuté au dernier trimestre de l'année 2003. Ils sont réalisés par la compagnie Transocean. Le début de la production du pétrole brut est prévu pour le deuxième trimestre de 2005. Les hydrocarbures qui y seront produits seront transportés à travers une canalisation jusqu'au système de traitement, qui a une capacité de deux millions de barils. Ce pétrole sera commercialisé directement à partir du centre de stockage et le gaz naturel associé sera, lui, acheminé vers les installations du champ Espoir.

Compétitivité

La consommation domestique quotidienne est de 952000 t par an. Selon la Banque Mondiale, la consommation en 2000 était estimée par produits : Essence 211.000 t, Pétrole 83.000 t, Gasoil 42.000 t, Mazout 212.000 t, GPL 25.000 t. La Côte d'Ivoire a une raffinerie à Abidjan qui produit 3.000.000 t par an (60 000 barils par jour), exploitée par la Société Ivoirienne de Raffinage (SIR), et une unité de production de bitume de 500 t par an (10.000 barils par jour) gérée par la Société Multinationale des Bitumes (SMB).

Les différentes productions d'hydrocarbures permet d'alimenter la centrale thermique de Vridi II prévu pour fonctionner au gaz naturel. Le gaz produit en Côte d'Ivoire (50000 t de butane par la SIR et l'unité LION GLP) lui permet d'entrer dans une ère nouvelle où elle dispose d'une énergie abondante, à un prix bas et stable, indépendant des sources extérieures d'approvisionnement, donc des fluctuations du dollar et suffisante non seulement pour couvrir en priorité les besoins des ménages et de l'économie nationale dans tous ses compartiments. Mais également, dans la sous région ouest-africaine.

Un nouveau gisement

Un nouveau gisement de pétrole est découvert au large de San Pedro. C'est M. Gilbert Yougoubaré, représentant la société pétrolière américaine Vanco qui a lui même donné l'information le jeudi 27 octobre dernier. C'était à l'occasion de la remise d'un chèque de 30 millions de dollars (environ 15 milliards FCFA) au ministre de l'Energie et des Mines Léon Monnet, représentant le gouvernement ivoirien.

Cette somme représente le bonus de signature du contrat de forage pétrole signé le 29 septembre dernier entre l'Etat de Côte d'Ivoire et la société Vanco.

Le contrat signé le 29 septembre dernier obligeait la société Vanco à verser 30 millions de dollars à la Côte d'Ivoire dans les 30 jours qui suivent le bonus de signature. Et ce, en vertu de l'article 19.1 des Contrats de Partage de Production relatif aux blocs pétroliers CI-101 et CI-401 situés en offshore.

L'EXEMPLE KENYAN

Pendant que dans certains pays du Nord, aux Etats-Unis exactement, certains journalistes web, jettent l'éponge, pour passer à autre chose, un peu déçus de ne pas avoir prouvé qu'on peut être rentable en faisant de la presse en ligne, en Afrique les professionnels de l'information se convertissent, de plus en plus, à la presse électronique. Sans aucun doute, sont-ils encore motivés par le goût de l'aventure, de la découverte. Cette sorte d'epxcitation intellectuelle qui ouvre des perspectives sur ce qu'on peut apporter en ligne en matière de journalisme. Même que, sur le continent noir, des universités comme celle de Nairobi, au Kenya, ont donné l'exemple, en lançant en septembre 2004 les premiers cours de journalisme en ligne. Et, ce n'est pas tout !

Un forum des rédacteurs Internet a même vu le jour, pour promouvoir le journalisme en ligne. C'est une idée du Forum national des rédacteurs en chef d'Afrique du Sud (SANEF), qui réunit des responsables éditoriaux des organisations de presse du pays. C'est que, même en Afrique du Sud, la presse en ligne est encore un média marginal. C'est du moins ce qu'affirme Rachel Stewart, du comité en ligne du SANEF et rédactrice en chef suppléante de Sabcnews.com.

De fait, cette perception négative des médias électroniques a un impact négatif sur le travail des rédactions en ligne. On sait par exemple que, les accréditations pour les journalistes en ligne sont difficiles à obtenir pour diverses manifestations. "Pour un site relié à un diffuseur, il peut y avoir des autorisations d'accès à un événement donné à la télé et à la radio, mais pas à Internet", regrette Rachel Stewart. En principe, le forum des rédacteurs en chef de sites Internet permet aux médias en ligne qui en sont membres de trouver des solutions aux problèmes communs qu'ils rencontrent, de renverser la vapeur.

Il s'agit entre autres des question de formation, de droit d'auteur, de plagiat, de manque de moyens pour créer des productions originales. Concernant la formation, il est indéniable que les rédacteurs en chef en ligne éprouvent d'énormes difficultés à trouver une formation appropriée. Tout comme, aujourd'hui, il importe qu'un grand nombre de journalistes soient formés à l'utilisation d'outils comme les ordinateurs et surtpout Internet du fait de l'efficacité accrue, de la numérisation des informations, et de la portabilité du Net.

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