Sam Kadet
19 Janvier 2006
Depuis hier, il n'y a plus de soldats français de l'opération Licorne ni de Casques bleus de l'ONU composés de Bangladeshi et de Nigériens à Duékoué.
Ces forces dites impartiales sont parties de la ville avant midi sous la pression des patriotes. Très tôt le matin, les patriotes fortement mobilisés ont assiégé les deux sites que la Licorne et l'ONUCI occupaient, de façon pacifique, pour exiger leur départ. Pour éviter que la situation ne dégénère, les forces de défense et de sécurité basées à Duékoué ont demandé aux Casques bleus et aux soldats de Licorne de quitter la ville, faute de quoi elles ne seraient pas responsables de ce qui pourraient advenir. C'est donc sous bonne escorte des forces de défense et de décurité ivoiriennes que les forces dites impartiales sont partis de Duékoué pour se replier à Bangolo avant de se rendre certainement à Man.
Après la manifestation des patriotes de Duékoué qui s'est déroulée sans heurt, la vie a repris son cours normal et les populations vaquent tranquillement à leurs activités quotidiennes.
Vincent Deh
Aboisso entre dans la danse
Les patriotes du Sanwi ne veulent pas rester en marge de la lutte engagée depuis le dimanche 15 janvier contre les basses manoeuvres du GTI. Après les mots d'ordre lancés par la direction du FPI et à l'issue d'une réunion de crise hier mercredi 18 janvier, ils ont décidé de donner de la voix. Sous la houlette de la cellule des enseignants du FPI (CEFPI) conduite par M. Isidore Djahoui et de la Fesci conduite par M. Albert Tano Koffi , coordonnateur départemental, un grand rassemblement a été organisé au carrefour des stations Mobil et Shell, dès quinze heures, au coeur de la ville. Les quatre principales artères de la ville qui partent de ce carrefour ont été obstruées, obligeant les automobilistes et autres usagers à faire des détours à travers la ville. Au moment où nous mettions sous presse, le nombre de manifestants allait crescendo et aucun débordement n'était constaté. Les éléments de la préfecture de police qui veillent au grain depuis le lundi 16 janvier dernier, fais aient des va-et-vient à bord de leur cargo tout en suivant de près l'évolution de la situation sur le terrain. Les manifestants entendent élire domicile à ce grand carrefour jusqu'à ce que leur appel soit entendu. Selon m. Kipré Gallégo, secrétaire général adjoint de la CEFPI, il s'agit aussi d'empêcher les personnels de l'ONUCI de traverser Aboisso dans leur fuite vers le Ghana voisin. "Personne ne passera par ici", a-t-il averti.
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