La caserne Banbat-2 abritant le détachement de l'armée de l'ONUCI à Guiglo s'est vidée hier de son monde. Les soldats bangladeshis qui y campaient ont plié bagages dare dare sous la pression de la galaxie patriotique.
C'est que les envoyés du Secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, appelés dit-on pour garantir la paix en Côte d'Ivoire ont opéré un carnage qui s'est soldé par 5 morts et plus de 10 blessés graves. Au nombre de ces derniers, on compte Cyprien Maho, président de la section locale du COJEP qui a pris une balle en pleine mâchoire, au moment où il donnait des consignes de sécurité aux jeunes patriotes qui ont commencé à essuyer des tirs inattendus et violents des soldats de l'ONUCI devenus nerveux. Il était alors 4h 30mn ce mardi matin du 16 janvier 2006. La population de Guiglo déboussolée par ces meurtres gratuits, a piqué alors une colère sourde et s'est ruée sur les sièges de toutes les organisations humanitaires de l'ONU qui ont été entièrement calcinés : OCHA, PAM, OIM, Caritas, HCR, etc.
Rappelons que dès l'annonce de la décision du GTI de mettre fin au mandat de l'Assemblée nationale, le président du COJEP de Guiglo a aussitôt sonné la mobilisation de tous les résistants, pour dire non à ceux qui ambitionnent de livrer la Côte d'Ivoire à la France, pieds et mains liés. Sous sa conduite, il a été demandé à l'occasion aux forces de l'ONU de quitter Guiglo, vu qu'elles ont affiché leur incapacité à instaurer la paix, leur raison d'être dans cette localité. Au lieu de se spécialiser dans des virées nocturnes dans des bars et des maisons closes. Décidés à obtenir satisfaction avant de lever leur siège installé à 100m de Banbat-2, sur recommandation du colonel Guié Globo, gouverneur militaire de la région du Moyen Cavally, les patriotes ont entonné des chansons patriotiques. Cela, semble-t-il, a énervé les soldats bangladeshis qui ont ouvert le feu dans le tas. Indésirables après leur forfait, ils ont alors pris sous forte escorte des forces de défense et de sécur ité (FDS), en direction du département de Duékoué.

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