Eustache Gooré Bi
20 Janvier 2006
Les patriotes ont pris d'assaut très tôt le matin du 18 janvier les rues de Daloa. Evidemment ce regroupement massif en un engagement de tous les patriotes, les parlementaires et de la FESCI.
Au lieu du sit in au portail de la base de l'ONUCI, le président du parlement de Gbeuliville, M. Digbeu Boazo, le coordonnateur régional de la FESCI et le président du collectif des patriotes de Daloa ont échangé chaudement avec le colonel Kouko Bouazo commandant la 2ème région militaire tout en les rassurant que les FANCI veillent sur leur sécurité "mes éléments s'interposent entre vous et l'ONUCI pour éviter les événements de 2004 qui ne sont pas à renouveler". Au commandant le camp ONUCI, il a demandé de ne pas user d'armes pour faire reculer les patriotes quant celui-là a mis en garde les patriotes "mes éléments vont user de tous les moyens pour disperser la foule", a-t-il intimidé les braves patriotes. Malgré l'avertissement du colonel Kouko Bouazo, l'ONUCI a ouvert le feu sur la foule à balles blanches. Le contingent des policiers jugent comme un affront et exigent aux soldats de l'ONUCI d'arrêter de tirer au risque qu'ils ripostent "nous n'accepterons pas que vous tiriez encore sur des ivoiriens en notre présence", a averti le chef du groupe. Pour éviter le pire, les policiers ont demandé aux patriotes de replier. Tous les accès à la base onusienne ont alors été bloqués. Les soldats de l'ONUCI sont cantonnés depuis le 16 janvier : on ne les voit plus en ville. Les patriotes par rapport aux tueries de Guiglo sont surexcités, galvanisés et ont décidé de chasser les soldats "nous voulons pénétrer le camp pour qu'ils nous tuent", "tuez-nous ! mangez-nous ! mais partez de chez nous aujourd'hui", criaient les patriotes. Au siège du FPI l'on a décidé de maintenir la pression jusqu'à nouvel ordre. Pour M. Tchetche Boulé, président du parlement philo de Tazibouo, il faut isoler, affamer et chasser l'ONUCI. Sur le parcours des patriotes, des femmes leur don naient qui, de l'eau, qui des bananes ou gâteaux. A la base de l'ONUCI les patriotes augmentaient de nombre. Du renfort venu des villages en état de guerrier, les rameaux aux hanches, les visages noircis se joignent à la lutte. Commerce, écoles, collèges et lycées, administrations et marchés sont tous fermés. De sources sûres, il n'y a plus d'eau, plus de nourritures, plus de carburant au camp ONUCI. Les patriotes contrôlent tout accès au camp de l'ONUCI.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2006 Notre Voie. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.